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Soomeshwaree Ellapen ne chôme pas depuis qu’elle est la présidente du conseil du village de Goodlands en 2011. Elle a sous sa charge plusieurs patelins dont Petit Village, Bois-Rouge, Cité Sainte-Claire, Melle Jeanne, Mme Azor et Morcellement Saint-Antoine. De quoi la faire courir à droite à gauche, dit-elle, lorsque les habitants font appel à elle pour régler les moindres problèmes.

Sa préoccupation principale pour le moment est la circulation routière au cœur du village, aux alentours de la gare et à proximité de la foire. « Les gens ne se sentent plus en sécurité avec le nombre de véhicules, surtout pendant la tenue des foires et sans compter les automobilistes qui cherchent désespérément un endroit pour garer leurs véhicules. » Les embouteillages, observe-t-elle, ont augmenté au même rythme que le nombre de véhicules en circulation à Goodlands.

Selon un constat, les marchands ambulants qui opèrent dans presque tous les coins et les gros véhicules sont les principaux obstacles à la fluidité de la circulation. « La circulation et les marchands ambulants illégaux sont devenus ingérables dans ce village. Je n’ai pas de solution pour le moment. Même la police ne peut rien faire. »

Selon Soomeshwaree Ellapen, la situation pourrait changer avec la construction d’un nouveau marché à Goodlands. « Comme il y existe un seul grand marché, des habitants des régions avoisinantes telles que Cottage, Poudre d’Or Hamlet, Petit-Raffray et Grand-Gaube convergent vers Goodlands pour les affaires. Ce qui explique la  forte concentration de gens les jours de foire et le samedi. Je crois qu’un plan de réaménagement à Goodlands s’avère aujourd’hui indispensable compte tenu des nouvelles exigences du trafic », suggère la présidente.

Elle dit craindre le pire avec les fêtes de fin d’année qui approchent. « La situation va être chaotique. Je préfère ne pas y penser. » 

En tant que présidente du village de Goodlands, elle ne se contente pas de prendre les appels au téléphone pour écouter les doléances de ses mandants. « Je descends sur le terrain pour aller voir sur place les problèmes auxquels ils sont confrontés. Par exemple, j’accompagne trois ou quatre fois par semaine le service de dépannage d’électricité pour changer les lampadaires défectueux, soit une moyenne de 30 par jour, sans compter les endroits qui nécessitent une visite en toute urgence en raison de l’insécurité qui y règne. »

N’est-ce pas une intervention directe de sa part dans le travail où chacun a sa spécificité professionnelle ? « Non, je ne le crois pas et cela n’a jamais été mon intention. J’ai été engagée dans le social depuis longtemps, je l’ai fait par amour et passion. Je fais la même chose avec mon équipe de football de Goodlands qui participe en ce moment à un grand tournoi intervillages. Comme nous ne disposons pas d’un terrain de football avec des lampadaires, j’accompagne mon équipe qui va s’entraîner le soir trois fois par semaine sur le terrain de football à Petit-Raffray. Je crois que nous devons honorer nos engagements, même si ce n’est pas souvent facile », ajoute-elle.