Les conseillers du village de Goodlands, et principalement son président, Damri Ramparsad, sont préoccupés par la prolifération de drogues dans la localité. « La lutte contre ce fléau est notre priorité. La drogue cause des ravages parmi les jeunes », constate le président du conseil de village avant d’annoncer une marche contre la drogue, le 25 novembre, durant laquelle la prévention contre ce fléau sera mise en avant. Des Ong, qui luttent contre la toxicomanie, y participeront.
« La lutte contre la drogue est notre priorité. La drogue synthétique affecte énormément nos jeunes de 16 à 23 ans. Nous voulons les retirer de la drogue et, pour cela, il faut leur proposer des jeux et des loisirs, aussi bien que des infrastructures sportives. Nous leur demandons de “kit ladrog ek rant dan spor”. La drogue concerne toute la population, et pas seulement ceux dont les enfants sont concernés. S’il y a un toxicomane dans le village, cela concerne tout le village », a déclaré Damri Ramparsad, qui aimerait avoir un centre de réhabilitation pour les toxicomanes à Goodlands. Un projet dans ce sens, dit-il, avec la collaboration de certaines Ong, est en voie d’élaboration. 
Par ailleurs, le président du village dit laisser le soin à la police de traquer les trafiquants et autres dealers. « Nous faisons notre travail, qui est de prévenir les jeunes contre ce fléau, et nous sensibilisons également les parents sur ce sujet », ajoute notre interlocuteur. Sur le plan des infrastructures, il indique que le marché du village, qui date de 1992, se trouve dans « un état déplorable ». Selon ses informations, « le gouvernement travaille sur un projet de construction d’un nouveau marché pour Goodlands », soit à côté de VIP, près de Poudre-D’Or. « Le projet est bon et sa construction démarrera bientôt. Mais il y a un petit problème de transport pour s’y rendre. Cela devrait s’arranger avec un réaménagement du transport public », dit-il. 
Le conseiller Oodaye Bahadoor soutient pour sa part que le marché doit se trouver à Goodlands, et plus précisément à Saint-Antoine, « où il y a des terrains », selon lui. « Il sera plus près de chez nous et on évitera de payer des frais de transport pour se rendre à VIP », affirme-t-il. Il déplore ensuite le manque de terrains de jeux à Goodlands. « Il n’y a eu aucun tournoi de football dans le village depuis ces deux dernières années. Kot zenes pou ale ? » s’interroge-t-il.
S’agissant des autres infrastructures, Damri Ramparsad estime que le gouvernement et le conseil de district « s’en chargent bien ». Quant à l’asphaltage des routes, il précise qu’« il y a des “absorptions pits” à construire pour parer aux grosses pluies, qui provoquent des inondations ». Il poursuit : « Nous en avons fait plus de 75 ces derniers temps mais il nous en faut davantage. Beaucoup d’habitants restent bloqués chez eux lors des pluies. » Il déplore le fait que « chaque famille qui construit une nouvelle maison fait installer sa décharge dans la rue ». Et d’ajouter : « C’est ce qui provoque l’inondation. Certaines personnes ne respectent pas les lois et construisent sans permis de développement. Il n’y a pas de suivi, comment le faire comprendre aux gens ? » Si le service de voirie, offert par le conseil de district, est « bon » à Goodlands, on ne peut en dire autant concernant les “bare lands” qui, dit-il, deviennent des « baz pou bann toksikomann »
« Le problème est de retrouver leurs propriétaires », indique pour sa part le vice-président, Deo Kumar Koobarawa. Trois projets lui tiennent à coeur, soit la mise en place d’un service spécial de ramassage d’ordures à tous les habitants célébrant un mariage, la rénovation du terrain de football de Belin, qui est impraticable, et l’aménagement d’un terrain de volley-ball. Enfin, sur le plan de l’environnement, la pollution sonore dérange énormément à Goodlands. « Nous travaillons avec la police pour faire cesser le bruit. Bann tapaz ki manz krann », souligne Damri Ramparsad.