Arvin Boolell, qui intervenait hier à une réunion conjointe PTr/MMM à Goodlands, a insisté sur la dimension cruciale des prochaines élections. « Elles porteront deux grands leaders à la tête du pays, l’un à la tête de l’État et l’autre à la tête du gouvernement », a déclaré le ministre des Affaires étrangères. Le get together d’hier était présidé par Lormus Bundhoo. Vinay Sobrun, Mookhesswur Choonee et Reza Uteem ont également pris la parole.
« Il nous faut comprendre le poids qui pèse sur nos épaules. Nous allons écrire un nouveau chapitre dans l’histoire de Maurice », a dit Arvin Boolell. Il a demandé à l’assistance d’oublier ce qui s’est passé en 1995, où il y a eu « une erreur de jeunesse ». « Aujourd’hui, les deux chefs politiques ont joint leurs forces et au-delà de leur vitalité, ils ont l’énergie de la jeunesse. Au-delà de leurs compétences, ils ont l’expérience », a ajouté le ministre des Affaires étrangères. Il a lancé un appel à la jeunesse qui « veut que nous créions une véritable nation mauricienne sans préjugés ». « Il nous faut rassembler. Il faut un rassembleur, et quel meilleur rassembleur que Navin Ramgoolam ? C’est au pied du mur qu’on reconnaît le maçon et Paul Bérenger l’a démontré, avec sa capacité de résilience devant l’adversité. Il a décidé d’apporter sa brique dans la construction de l’édifice de la société mauricienne avec le PTr », a ajouté l’orateur. Arvin Boolell s’est par la suite appesanti sur les défis qui se présentent au pays dans les prochaines années. Le taux de croissance doit tourner autour de 6 % pour permettre la création d’emplois, assurer un développement soutenu et créer un nouveau mindset. Arvin Boolell a également insisté sur l’importance d’un gouvernement fort pour préparer l’avenir. Il a souligné l’importance d’un gouvernement stable capable de dire comment sortir de la trappe de la roupie et assurer que sa valeur ne soit ni trop forte ni trop faible.
Pour le ministre des Affaires étrangères, Maurice doit avoir son identité propre et peut devenir un centre régional de raffinage de sucre capable d’exporter quelque 800 000 tonnes de sucre à partir de celui produit dans la région. Il a aussi évoqué le centre offshore et l’utilisation de Maurice par des investisseurs américains et venant d’autres pays pour les investissements en Inde. Il a aussi insisté sur l’importance de préparer les citoyens mauriciens pour travailler dans d’autres pays dont le continent africain où il y a une forte demande pour les compétences. « Nous avons notre capital humain. Il s’agit maintenant de préparer les jeunes à devenir de bons citoyens et les préparer à regarder au-delà des rives mauriciennes ».
Dans un autre ordre d’idées, Arvin Boolell a parlé de l’amendement à la Constitution préparé dans un esprit de dialogue et de fraternité et qui préconise un équilibrage des pouvoirs. Le Président de la République disposera de pouvoirs additionnels alors que le Premier ministre maintiendra ses pouvoirs existants. « L’île Maurice de 1972 est bien différente de celle de 2014. Aujourd’hui l’industrie des services a pris une place importance, aux dépens de l’industrie sucrière ». Pour sa part, Lormus Bundhoo a dressé un bilan élogieux de l’action gouvernementale et a dénoncé l’Alliance Lepep « qui est composée de clans familiaux ». Vinay Sobrun, lui, s’est réjoui de l’accueil reçu par ses colistiers potentiels dans la circonscription N° 6. Il a appelé les militants de la circonscription à se rallier derrière l’Alliance PTr/MMM. Mookhesswur Choonee a parlé de la volonté de l’Alliance PTr/MMM de faire que Maurice soit classée parmi les 10 meilleurs pays au monde et d’en faire un modèle d’unité dans la diversité. Reza Uteem a également insisté sur l’entente existant entre le PTr et le MMM et a invité les activistes des deux partis à venir en masse à Quatre-Bornes dimanche.