«SAJ utilise l’argent de la population comme si c’était son argent. S’il ne sait pas assumer ses responsabilités, qu’il parte », a lancé le leader du PTr lors d’un congrès vendredi soir à Goodlands. Critiquant avec force le gouvernement tout au long de son discours, Navin Ramgoolam trouve que le pays est dirigé sans commandant. Les critiques contre le Premier ministre ont été acerbes. Selon le principal intervenant, SAJ ne fait que « protéger sa famille et conserver le pouvoir. Au lieu d’un miracle économique, nous ne vo-yons que la vengeance politique. »
Revenant à la charge sur le dossier Heritage City, l’ex-Premier ministre dit ne pas comprendre le langage utilisé par Roshi Bhadain, ministre des Services financiers, pour faire accepter ce projet par le Premier ministre. « Comment Roshi Bhadain a-t-il pu lui faire croire dans un tel projet ? » se demande-t-il. Le « courage de Gérard Sanspeur », Senior Advisor au ministre des Finances, de venir de l’avant pour parler des zones d’ombre autour du projet a été salué par Navin Ramgoolam. Selon lui, Heritage City ne doit pas être la priorité du gouvernement.
Il estime par ailleurs que le métro léger doit être au centre des préoccupations pour que chaque Mauricien puisse vo-yager par un système de transport jusqu’à tard dans la soirée. Sur la manière dont le projet a été stoppé, Navin Ramgoolam avance que cela n’inspirera aucune confiance aux éventuels investisseurs.
Il déplore la manière utilisée par Roshi Bhadain pour trouver un consultant pour Heritage City. Le choix porté sur Stree Consulting est critiqué par l’ex-Premier ministre. Cette compagnie, selon ses recherches, « est absente sur Internet». Constatant la forte somme d’argent réclamée par cette société du Golfe pour le projet, il demande que Roshi Bhadain restitue le montant déjà payée à l’entreprise.
 Navin Ramgoolam n’a nullement épargné le ministre des Terres, Showkutally Soodhun. Selon lui, ce dernier se serait présenté comme le Premier ministre du pays lors de son déplacement en Arabie Saoudite. Il trouve aberrant que sir Anerood Jugnauth ait pu accepter cela.
 Le leader du PTr déplore également le peu de réponses souvent données par le Premier ministre lorsqu’il est interpellé. Si ce dernier avait soutenu être choqué par le montant payé à l’avocat Kailash Trilochun dans un cas en Cour, il demande à SAJ de faire retourner une partie de cet argent. « Vaut-il un Geoffrey Cox ou un sir Hamid Moollan ? » a-t-il demandé. Selon lui, sir Anerood Jugnauth aurait dû réclamer des excuses publiques de la part de Kailash Trilochun.
 Le nombre de morts sur les routes depuis le début de l’année a aussi été un sujet abordé. Regrettant que son travail mené à réduire le nombre d’accidents a été mis de côté, Navin Ramgoolam trouve que le gouvernement se voit obligé de remettre sur rails les caméras. Au niveau des horsepowers qui ont été falsifiés et où un ministre du gouvernement s’est vu sous le feux des projecteurs, il estime qu’il y a eu « trop de cover-up dans cette affaire. »
 Arvin Boolell est également intervenu lors de ce congrès.