La sixième édition de l’Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique (IIAG) 2012, publiée hier, classe Maurice à la 1re place sur 12 pays d’Afrique australe et à la 1re place sur 52 pays au total. Cette publication annuelle révèle des tendances globales positives en matière de gouvernance sur le continent africain, des changements défavorables dans certaines puissances économiques régionales et une performance mitigée dans l’ensemble des régions.
L’IIAG 2012 fournit des informations complètes sur la performance de Maurice dans quatre catégories de gouvernance : « Sécurité et souveraineté du droit » ; « Participation et droits de l’homme » ; « Développement économique durable » ; « Développement humain ».
Maurice enregistre un score de 83 (sur 100) pour la gouvernance globale. Il enregistre un score plus élevé que la moyenne régionale pour l’Afrique australe, à savoir 59 et enregistre un score plus élevé que la moyenne continentale, à savoir 51.
Maurice enregistre son score le plus élevé dans la catégorie « Sécurité et souveraineté du droit » (88) et son score le plus faible dans la catégorie « Participation et droits de l’homme » (78)… En ce qui concerne les sous-catégories, le pays obtient sa meilleure place (1re) en matière de « Sécurité individuelle », « Environnement des entreprises » et « Protection sociale » et sa moins bonne place en matière de « Parité » (7e).
Le score de Maurice en matière de gouvernance globale s’est amélioré entre 2000 et 2011.
L’Afrique australe est la région qui enregistre la meilleure performance selon l’IIAG 2012. En effet, elle occupe la 1re place dans les catégories « Sécurité et Souveraineté du droit » et « Participation et Droits de l’homme » et la 2e place dans les catégories « Développement économique durable » et « Développement humain ». Les scores de l’Afrique australe sont supérieurs à la moyenne du continent dans les quatre catégories et dans 13 des 14 sous-catégories de l’IIAG. La seule sous-catégorie pour laquelle l’Afrique australe a enregistré des scores inférieurs à la moyenne du continent est le « Secteur agricole ».
Sur le plan global, l’IIAG 2012 révèle une amélioration de la gouvernance en Afrique depuis 2000. Au cours des 12 dernières années, pour l’ensemble du continent, 11 sous-catégories de l’IIAG sur 14 se sont améliorées. Les sous-catégories « Santé », « Secteur agricole » et « Parité » connaissent les améliorations les plus remarquables, tous les indicateurs faisant apparaître des progrès depuis 2000. Sur les 88 indicateurs que comprend l’IIAG, les améliorations les plus notables concernent les Tensions transfrontalières, les Conventions internationales fondamentales relatives aux droits de l’homme, la Législation contre les violences faites aux femmes, le Ratio des recettes budgétaires par rapport aux dépenses budgétaires, la Couverture numérique et le Traitement par antirétroviraux.
Toutefois, si la gouvernance s’améliore de manière continue dans de nombreux pays, pour certaines puissances économiques africaines (Afrique du Sud, Égypte, Kenya et Nigeria), les progrès de la gouvernance montrent des signes de faiblesse depuis 2006. Ces six dernières années, ces quatre pays ont enregistré une baisse de leurs performances dans deux des quatre grandes catégories de l’IIAG, à savoir « Sécurité et souveraineté du droit » et « Participation et droits de l’homme ». Pour chacun de ces pays, le plus important recul a été observé dans la sous-catégorie « Participation » qui évalue dans quelle mesure les citoyens peuvent librement participer au processus politique. L’Afrique du Sud et le Kenya montrent également des signes de régression dans la catégorie « Développement économique durable ». Quant au Nigeria, le moteur économique de l’Afrique de l’Ouest, il figure pour la première fois cette année parmi les dix pays les moins performants du continent.