• La compagnie fonctionnerait dans le dos des « Receivers », notamment dans l’implémentation de l’Electronic Inventory Management System

Data Communications Ltd (DCL), compagnie appartenant à Ganesh Ramalingum, et qui avait décroché le contrat du ministère de l’Éducation pour la distribution de tablettes dans les écoles primaires, est en passe d’être fermée, selon les informations recueillies par Le Mauricien hier matin du côté des “Receivers” de la firme BDO. Cette décision intervient après que cette compagnie controversée a été placée en “Receivership” le 30 janvier dernier. Mais le hic, c’est que la compagnie aurait continué à opérer pour le compte de l’implémentation d’un projet gouvernemental, soit l’Electronic Inventory Management System (EIMS). En effet, cette société avait été sujette à un ordre de la Cour commerciale pour effectuer le remboursement d’une dette de plus de Rs 900 000 auprès de Hennessy Court Ltd, qui n’a jamais pu être honorée.

Les “Receivers” de BDO, contrôlant la société Data Communications Ltd (DCL), procèdent désormais à sa fermeture. D’ailleurs, ils ignoraient que cette compagnie effectuait toujours des travaux pour le compte du gouvernement. De sources informées, nous avons appris que la DCL, avec le concours de la Central Information Systems Division, qui est sous la tutelle du ministère des TIC, serait active dans le cadre du projet chapeauté par le ministère des Finances, soit l’EIMS.

En effet, selon nos recoupements d’informations, la compagnie serait active ces derniers jours du côté du ministère de la Santé, et ce dans le cadre du processus d’informatiser ses données. Cette société aurait ainsi d’autres contrats en situation “live” avec les autorités. Cette situation est semblable à celle qui liait la société de Ganesh Ramalingum à la fois au ministère de Yogida Sawmynaden alors qu’elle était en bataille juridique avec celui de l’Éducation de Leela Devi Dookun-Luchoomun.

Parmi ceux qui font le “follow-up” du dossier DCL, notamment le député du Parti travailliste Osman Mahomed, l’on s’interroge comment cette compagnie a pu prendre en charge des responsabilités en relation à l’EIMS par le ministère des Finances. Déjà que le ministère de l’Éducation avait aussi officiellement demandé au Solicitor General d’initier les procédures légales et avait également demandé au Procurement Policy Office d’interdire à la compagnie de participer à des exercices d’appel d’offres pour trois ans.

En 2015, le ministère de l’Éducation de Leela Devi Dookun-Luchoomun avait décidé de résilier le contrat de DCL Ltd de fournir des tablettes dans les écoles primaires et avait touché la somme de Rs 21,7 millions en guise d’avance. Le ministère de l’Éducation, lui, a, en 2015, réclamé la somme de Rs 141,2 millions. Cette somme comprend le remboursement de cette avance et d’autres frais liés au dédommagement. Mais, en 2017, le Central Procurement Board choisit la compagnie DCL pour relier plus de 160 écoles à Internet. Le directeur de la compagnie, Ganesh Ramalingum, a alors demandé une avance de Rs 45 millions au ministère des Technologies de Yogida Sawmynaden sous l’avis du State Law Office.