Samynaden Sivajee entame aujourd’hui son 13e jour de grève de la faim. Le propriétaire d’Aka Roti soutient qu’il « ne baissera pas les bras devant l’injustice à laquelle les autres commerçants et lui sont confrontés ». Il réclame l’installation d’un réseau d’électricité et le nettoyage régulier du Ruisseau du Pouce.
C’est le lundi 25 juillet que le propriétaire d’Aka Roti a débuté sa deuxième grève de la faim. Samynaden Sivajee avait en effet tenu le lundi 6 juin une grève de la faim d’un jour pour « mettre la pression » sur la State Insurance Company afin qu’elle installe un barrage autour de son site de construction à l’angle des rues Jean Lebrun et Chevreaux. « La poussière émanant de cette construction représente une menace pour mon business », avait-il expliqué en ajoutant que « klian kontan manze kot prop ek isi gramatin tanto ena la pousier. »
M. Sivajee avait toutefois mis fin le lendemain à son mouvement de protestation, les constructeurs ayant accepté sa demande. Cependant la « lutte » du propriétaire d’Aka Roti continue car « il a un manque de lumière ». « C’est dans l’obscurité totale que nous travaillons. Les employés ne peuvent plus faire leur travail correctement ! Je perds ma clientèle car personne ne veut venir acheter à manger dans un endroit où l’on ne voit rien », dit-il. « Depi deux ans, mo finn peye CEB pour gayn kouran, zot dir minisipalite qui bizin met enn bord pou zot larg kouran ek minisipalite pa le pran sa responsabilité la. »
Le propriétaire d’Aka Roti a envoyé le 17 juin une lettre à la municipalité de Port-Louis expliquant les problèmes rencontrés au Ruisseau du Pouce. « À ce jour, la municipalité n’a pas réagi ! Nous payons chaque mois Rs 500 pour la location de notre emplacement », dit Samynaden Sivajee. Il précise aussi qu’il a alerté à plusieurs reprises les autorités compétentes et les associations de consommateurs mais sans résultats.
« La municipalité doit faire un nettoyage regulier du food court afin de garder un certain niveau d’hygiène », insiste M. Sivajee. « Lanplasmn la pe vinn degoutan. Kan mo lav kot mwa mo gayn problem ar voisin paski delo ale kot zot. »
Aka Roti compte 13 employés, qui n’ont pas manqué d’exprimer leur colère lors d’un point de presse hier au Food Court du Ruisseau du Pouce. Ils disent « vivre une situation difficile depuis quelque temps ». « Nous demandons aux autorités de régler ce problème rapidement car il s’agit de notre gagne-pain ! »
Le propriétaire d’Aka Roti soutient, lui, qu’il n’abandonnera pas tant que la municipalité n’aura pas accepté des demandes. « Mo pa pe demann okenn faver me ki zot zis don nou nou drwa an tant ki komersan. »