Actrice devenue princesse, elle est la première Américaine à avoir régné sur un trône. Grace Kelly est née le 12 novembre 1929 dans une famille d’émigrants irlandais aux États-Unis. Elle choisit de devenir comédienne malgré ses parents, et s’est retrouvée un jour muse d’Alfred Hitchcock puis princesse de Monaco. Elle connut cependant une fin tragique qui a inspiré le réalisateur Olivier Dahan.
Sa blondeur angélique, son élégance et sa douceur naturelle séduisent bien plus que les réalisateurs. Comparée aux autres actrices plus sulfureuses (Marilyn Monroe, Lana Turner…), Grace Kelly surprend et devient vite l’une des nouvelles coqueluches des Américains. Sa carrière prend un nouveau tournant quand elle est repérée par Alfred Hitchcock, qui en fera une de ses muses les plus célèbres.
Presque parfait.
Le cinéaste anglais a pris un malin plaisir à lui faire subir les pires sévices dans ses films : elle est ainsi une épouse malmenée dans Le Crime était presque parfait, un top-model manquant de se faire tuer dans Fenêtre sur cour avant d’aider Gary Grant à débusquer un cambrioleur dans La Main au collet (1955). C’est lors du tournage que Grace Kelly rencontre le prince Rainier de Monaco, venu en voisin sur le plateau du film.
Ici commence une autre histoire. C’est à l’apogée de sa carrière cinématographique que Grace Kelly rencontre le prince Rainier. Elle était alors fiancée au comte Oleg Cassini, le couturier de Jackie Kennedy. Très vite, elle tombe amoureuse du prince charmant sans se rendre compte que sa vie prend un autre tournant.
Reine des coeurs.
Elle décide de renoncer à sa carrière d’actrice qui était déjà bien lancée. Grace Kelly épouse Rainier le 19 avril 1956. La cérémonie a lieu au Palais de Monaco et est retransmise en direct à la télévision, sous les yeux de millions de téléspectateurs. Elle devient la princesse Grace de Monaco et la première Américaine à régner sur un trône. Elle donne naissance à trois enfants : Caroline, Albert et Stéphanie. Ses nouvelles fonctions la contraignent à abandonner sa carrière cinématographique, et ses films furent bannis de Monaco.
Devenue Princesse Grace de Monaco, la célèbre actrice américaine a relancé la mode du chignon banane qu’elle arbore avec grâce dans les soirées mondaines. Il fut un temps question qu’elle incarne Marnie dans Pas de printemps pour Marnie (1964) d’Alfred Hitchcock, mais les citoyens de Monaco étaient contre l’idée que leur princesse incarne une voleuse, se laissant séduire par Sean Connery. Cette anecdote est d’ailleurs symptomatique de la grande admiration que portait Monaco à la princesse Grace.
JFK.
La princesse Grace de Monaco et son mari ont brillé par leur absence pendant les funérailles du président américain John Kennedy (assassiné le 22 novembre 1963). Fortement critiquée par la presse américaine, la princesse refuse de se laisser faire et réplique aux journalistes dans une lettre ouverte pour mettre un terme à leurs spéculations, notamment sur sa prétendue liaison avec le président.
Un autre incident fut largement commenté par la presse. En 1966, pendant un bal de la Croix-Rouge, les journalistes people rapportent que la princesse Grace de Monaco et Jackie Kennedy semblaient s’ignorer et s’adressaient à peine la parole… Choquée par ces insinuations, la princesse écrit encore une fois, une lettre ouverte à l’attention des journalistes.
Adieu.
Le 13 septembre 1982, alors qu’elle est au volant avec sa fille Stéphanie à ses côtés, la princesse Grace de Monaco fait une sortie de route. Sa voiture termine sa course 50 mètres plus bas après plusieurs tonneaux. Elle ne survit pas à ses blessures et décède le lendemain à l’hôpital. Grace de Monaco avait alors 52 ans.
Ses funérailles ont eu lieu à la cathédrale de Monaco, en présence de plusieurs personnalités dont la princesse Lady Diana, la reine Sophie d’Espagne, Nancy Reagan, Danielle Mitterrand et bien d’autres. Le Prince Rainier fit ouvrir un jardin public constellé de roses à Monaco à sa mémoire.
Encore aujourd’hui, le destin féerique de la princesse Grace continue d’enchanter les esprits rêveurs songeant
à une fille de dix-sept ans qui dans l’Amérique des années 40 a souhaité devenir comédienne malgré la forte opposition de ses parents. Grace Kelly s’est sans doute donné les moyens de ses ambitions et de ses rêves. Ainsi la voit-on à ses débuts dans quelques publicités qui lui permettent de financer ses cours d’art dramatique à New York. Et elle n’a pas attendu oisivement le moment où viendrait son prince descendu du Rocher.