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Un habitant de Quatre-Bornes, un fils de médecin âgé de 27 ans, trouvé coupable d’importation de drogue synthétique, en l’occurrence de Black Mamba, avait été condamné à six mois de prison et devait s’acquitter d’une amende de Rs 50 000, comme décidé par la Cour intermédiaire en mars 2018. Mais cet ingénieur de profession a bénéficié d’une grâce présidentielle.

L’affaire remonte à août 2015. L’accusé avait été trouvé coupable d’avoir importé environ 12 g de Black Mamba, soit pour une valeur de Rs 18 540. Une filature de l’ADSU avait permis son arrestation. Cependant, le jeune homme a présenté une pétition à la Commission de pourvoi en grâce en ce début d’année. Le président de la République par intérim, Barlen Vyaporee, agissant sur les recommandations de ladite Com- mission, a accédé à sa requête. L’ingénieur va donc retrouver la liberté.
Lors de ses comparutions en cour, l’accusé avait expliqué dans les moindres détails son modus operandi : il passait des commandes diverses en ligne, qui incluaient vêtements et autres produits, dont de la drogue synthétique. L’homme devait par ailleurs avouer qu’il n’en était pas à son premier coup, déclarant qu’il n’était « pas au courant » qu’il commettait un délit.

Après Ravindranath Bappoo, qui a été gracié par la présidence en décembre dernier, la polémique est donc relancée au sujet de la Commission de pourvoi en grâce et ses décisions d’accorder le pardon. Pour rappel, en 2004, Sandhya Bappoo, 29 ans et femme bat- tue, avait sauvagement été agressée à coups de sabre par son mari, Ravindranath, dit Rabin. Elle avait succombé à ses blessures après une quinzaine de jours passés dans le coma. Son mari avait ensuite été condamné à 40 ans de prison. Mais alors qu’il devait initialement retrouver la liberté en 2031, il sera finalement un homme libre d’ici 2022 ou 2024, et ce en fonction du calcul du temps passé en détention préventive et de ses heures de corvées.