Photo archive : Assemblée générale de l'UPSEE
  • Ce syndicat dénonce de « nombreuses contradictions » dans la régionalisation

Les dirigeants de l’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) ont, lors d’une conférence de presse cette semaine, dénoncé les « contradictions » qu’ils ont relevées dans le système de régionalisation pour l’octroi des places en Grade 7.

Ils ont aussi déploré la continuité d’une politique éducative « prônant la compétition » et qui est « en faveur de l’élitisme, alors que ce gouvernement avait parlé de changement dans l’intérêt des enfants ». Par ailleurs, dans un souci de transparence, ce syndicat souhaite que tous les collèges affichent sur leur “notice board” les noms, adresses et résultats des élèves admis chez eux.

« De quelle réforme parle la ministre de l’Education alors que le système élitiste est encore là et que les enfants obtiennent des écoles très éloignées de leur domicile ? » se demande Munsoo Kurrimbaccus, le secrétaire de l’UPSEE. « Minister pe badine », ajoute-t-il.

Les dirigeants de l’UPSEE ont affirmé hier que de nombreux parents d’élèves de Grade 7 se sont tournés vers eux ces derniers jours pour faire part de leur « désarroi » et de leur mécontentement concernant le collège obtenu à cause de la très longue distance que doivent parcourir leurs enfants.

Ils ont fait part de leurs observations concernant l’exercice d’admissions en Grade 7. À ce sujet ils ont cité le cas d’une fille ayant décroché six unités aux examens de PSAC et dont la maison est située à trois minutes de marche du collège d’État Jugdambi, à Goodlands, mais qui a obtenu la SSS de Pailles.

« On a dit aux parents de cette fille que la SSS Jugdambi est réservée aux meilleures, soit celles ayant obtenu quatre unités. Sa ve dir ki konpetisyon ankor la. Et lorsque les parents de l’enfant demandent un transfert pour la SSS Lady Sushill à Triolet, on lui répond que ce collège est réservé aux enfants de l’endroit. La régionalisation est une véritable farce ! » dit d’un ton indigné Somoo Jugdambi, président de l’UPSEE.

Ce syndicat a mené une petite enquête à la suite d’une cinquantaine de doléances qui leur sont parvenues relatives à l’admission et ses dirigeants sont arrivés à la conclusion que la régionalisation « est remplie de contradictions ».

Somoo Jugdambi poursuit : « Lorsque des parents protestent contre l’école obtenue, dans certains cas, les autorités mettent en avant les résultats de l’enfant pour justifier l’école allouée et, dans d’autres cas, on soutient que c’est le lieu de résidence qui a primé. Certains cas sont très déconcertants et révoltants, et on se demande s’il n’y a pas eu cas des cas de favoritisme dans l’octroi de places dans les collèges d’État. »

Ce syndicat, dans un souci « de transparence et de bonne gouvernance », suggère dans chaque collège l’affichage des noms et adresses des admis ainsi que leurs résultats obtenus au PSAC. « À ce moment-là, on trouvera la réalité de chaque école en ce qu’il s’agit de l’admission », croit le président de l’UPSEE.

Le syndicat encourage les parents qui ne sont pas satisfaits de l’école obtenue en raison de l’éloignement de leur lieu résidence de porter plainte auprès de l’Ombudsperson for Children, « car il est important de tenir compte de la sécurité des enfants » pendant le voyage.

« Cette organisation veille au respect des droits des enfants dans tous les domaines et il est aberrant que des enfants aient à voyager sur une très longue distance pour atteindre leur école. » Les parents de l’enfant habitant Goodlands et qui a obtenu un collège à Pailles ont participé à cette conférence de presse de l’UPSEE hier. Ils se rendront au bureau de l’Ombudsperson aujourd’hui.

Autre question évoquée par les dirigeants de l’UPSEE hier : la baisse « drastique » de la population estudiantine dans une dizaine d’établissements privés et « une baisse d’élèves en général » dans le secondaire privé en raison d’une augmentation dans le secondaire d’Etat.

L’UPSEE craint un éventuel monopole du gouvernement dans l’éducation secondaire. Il discutera de cette question lors de la prochaine assemblée de ses délégués le 19 janvier.