Les graffitis sont souvent considérés comme des actes de vandalisme. Certains ne considèrent pas cela comme de l’art, et pourtant. Les sceptiques devraient faire la connaissance de Ceet. Pionnier du domaine et artiste de renommée internationale, il était de passage chez nous durant le week-end. Le temps de nous partager un pan de son univers qu’est le street art.
Des feutres indélébiles, des bombes de peintures étalées sur le sol. Deux toiles vierges calées contre le mur, face à un espace improvisé. Une vue peu conventionnelle vendredi dernier à l’entrée du pub Le Sapin à Camp Levieux. Au menu ce soir-là : du live painting et du poulet. La spécialité du talentueux graffiteur Fouad Ceet. Les amateurs de graffitis connaissent certainement sa Chicken story, des fresques murales ou des tags illustrant une drôle de volaille, peints à travers les quatre coins du globe. Des oeuvres humoristiques certes, mais qui cachent un message. “Cela fait dix ans que je suis avec mes poulets. Mon but est de faire marrer les gens dans la rue et, en même temps, les faire réfléchir sur la situation politico-socioéconomique”, révèle l’artiste. Avec une précision et une rapidité étonnantes, Ceet nous dessine deux poules roses, visiblement déboussolées, perchées sur le dos d’un éléphant.