La ministre de l’Education, des Ressources humaines, de l’Education tertiaire et de la Recherche scientifique, Leela Devi Dookun, dit observer un manque d’exposition à la langue anglaise à Maurice, bien qu’elle soit utilisée comme langue officielle, celle de l’instruction, de l’administration et du judiciaire. C’était jeudi soir à l’ouverture du nouveau centre d’enseignement et de formation en langue anglaise du British Council (BC), à Grand-Baie La Croisette. Une démarche fortement appréciée par la ministre de tutelle.
Leela Devi Dookun constate un changement majeur de l’objectif premier du BC, qui était la location des livres en anglais. Aujourd’hui, il offre une pléiade de formation à divers niveaux et est impliqué dans les activités éducatives et culturelles du pays. Ce nouveau centre « permettra aux écoliers, aux collégiens, aux étudiants, aux entreprises et au public d’accéder à un enseignement de qualité de la langue anglaise », dit-elle, signant ainsi « le début d’une collaboration » avec les établissements scolaires et les entreprises de cette région de l’île.
Selon elle, la nouvelle facilité offerte par l’institution sera certainement favorable à la promotion de la langue, l’anglais étant une langue peu présente dans le paysage linguistique mauricien, bien qu’elle soit utilisée au niveau de l’administration. Paradoxalement, poursuit la ministre, le kreol morisien et le français sont les deux langues les plus utilisées, notamment dans la presse. De plus, elle souligne la réticence des apprenants à développer une habitude de lecture en anglais, ajoutant que l’Internet et les SMS n’aident en aucune manière la langue à progresser. Même si certaines personnes arguent que les jeunes sont exposés à la langue anglaise à travers la toile, ce qui est important, selon elle, est de savoir « what they are reading ».
La ministre Dookun s’est appesantie sur le succès grandissant de la langue anglaise à travers le monde : « No one today contests the position of english as a global language. ». Rappelant le rôle joué par le BC au sein de la vie culturelle mauricienne, elle note qu’elle a récemment apporté sa contribution au Festival Ile Courts en proposant une série de courts-métrages britanniques. Elle a exhorté le BC à être plus actif « in bringing to Mauritius the best of the British and Commonwealth contemporary culture, be it in music, arts, literature or theatre ». La ministre s’est également réjoui que le BC organise une série d’activités en 2016 pour marquer les 400 ans du décès de Shakespeare.
Le BC est présent à Maurice depuis 65 ans. Sa mission est de promouvoir l’entente et l’amitié entre les peuples du Royaume-Uni et ceux des pays dans lesquels il est établi.