La Voice of Hindu, qui a tenu une conférence de presse hier après-midi dans le cadre de la polémique entourant la présence jeudi après-midi d’une marquise érigée par l’association au Ganga Taloa, a décidé de porter l’affaire en Cour. Après consultations avec leurs hommes de loi, les dirigeants de la VOH ont annoncé qu’ils comptent loger une demande d’injonction… « Enough is enough. Noune bien amerde… Taskforce pas capav empes nou rante dans Grand-Bassin. » Déclaration de Navin Unoop, président de VOH, suite à l’ordre de la task force ministérielle présidée par Pravind Jugnauth intimant l’association de démanteler la marquise qui se trouvait jusqu’à jeudi après-midi sur une des aires de stationnement de Grand-Bassin près de la statue du Dieu Shiva et qui avait servi dimanche à une cérémonie de prières. La raison avancée par Pravind Jugnauth est que la VOH est un parti politique et qu’elle ne peut donc être présente sur ce lieu de culte. Bien que les membres de la VOH ont finalement obtempéré avec les entrepreneurs présents hier matin sur place pour enlever la marquise, les dirigeants de l’association ont laissé entendre qu’ils n’ont pas dit leur dernier mot et qu’ils comptent mener une bataille juridique pour restituer leurs droits. Selon les dirigeants de la VOH, la task force n’aurait aucun pouvoir d’intimer l’association de vider les lieux mais qu’au final, ils sont préféré s’exécuter à la demande de Pravind Jugnauth, « pour éviter les confrontations sur un lieu de culte » et que, par conséquent, c’est sur le plan juridique que la VOH mènera bataille. « Nous étions en consultations jusqu’à très tard avec nos hommes de loi et de ce fait nous logerons une injonction en Cour. Nous laisserons une autre instance trancher si nous sommes dans l’illégalité ou pas », affirme Navin Unoop. Pour rappel, la VOH n’a pas digéré la déclaration de Pravind Jugnauth faite à la presse à la fin de la visite des lieux du task force commitee jeudi dernier à l’effet qu’aucun espace au Ganga Talao ne serait alloué aux partis politiques. Face à la presse hier, les dirigeants de la VOH ont condamné les propos de Pravind Jugnauth concernant le fait que la raison pour laquelle la VOH a été sommée de « pull down » la marquise est qu’elle est enregistrée comme un parti politique. Ces derniers contestent de surcroît la décision de la task force en expliquant que la demande pour obtenir un espace pour y aménager les facilités et aménités nécessaires pour la distribution de nourriture et l’accueil aux pèlerins, a été faite au nom de la Vijayi Om Hamara Association, dont le président est Krit Manohur. « Les demandes ont toujours été faites au nom de l’association Vijayi Om Hamara, une association socioculturelle pour l’allocation d’espaces pour la distribution de nourriture aux pèlerins », explique Navin Unoop. Les dirigeants de la VOH ont par ailleurs accusé Pravind Jugnauth de mener « une politique de vengeance ». La VOH soutient également que le “contracteur” engagé pour le montage de la marquise aurait subi des « menaces » afin qu’il enlève la structure. La VOH signifie son intention de consigner une déposition au CCID.