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Pour marquer l’ouverture de la pêche à la senne, une messe a été dite hier en l’église de Saint-Michel à Grand-Gaube. Dans son homélie, le père Jacques Henri David a invité les autorités à faire preuve de plus de solidarité avec les pêcheurs, vu la nature dangereuse du métier. Il a aussi appelé à la protection de l’environnement marin.
« Anou protez nou lamer. » C’était le thème de la messe traditionnelle marquant l’ouverture de la pêche à la senne hier. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Santé Lormus Bundhoo, du conseiller au ministère de la Pêche Matthieu Laclé ainsi que des pêcheurs et de leurs familles.
Dans son homélie, le père Jacques Henri David, aumônier de l’Apostolat de la mer, a rappelé que le métier de pêcheur comporte de nombreux risques. « Ceux qui quittent leurs familles pour aller en haute mer ne savent même pas s’ils vont retourner. »
Pour cette raison, le Père David est d’avis que les pêcheurs ont besoin de plus de formation. Ainsi a-t-il invité le gouvernement à se montrer plus solidaire vis-à-vis la communauté des pêcheurs qui se sent souvent isolée. Reprenant le thème du jour, le célébrant a rappelé que la mer permet aux pêcheurs de nourrir leurs familles. D’où l’importance de la protéger.
La messe a été marquée par le témoignage de plusieurs pêcheurs, qui ont rappelé leur contribution au développement économique du pays. Ils regrettent toutefois qu’ils soient délaissés par les autorités.
Le Père David a eu une pensée spéciale pour les pêcheurs seychellois, qui doivent faire face aux menaces des pirates dans leur zone maritime. Un hommage a aussi été rendu aux pêcheurs disparus.
La messe a été concélébrée par le père Jacques Harel, curé de la paroisse de Saint-Michel et fondateur de l’Apostolat de la mer.