Alors que le ministère de l’Éducation a avalisé in toto le rapport “Rethinking and strategizing PSSA’s corporate & internal policies and actions” sur la restructuration de la Private Secondary Schools Authority, l’Office of Public Sector Governance (OPSG) ne se dit pas favorable à une des recommandations y figurant, concernant une nouvelle formule d’évaluation des facilités existantes dans les établissements. Les collèges pourraient entreprendre  leur propre évaluation pendant une période de trois ans. Des officiers de l’OPSG étaient à la PSSA il y a quelques jours et ont exprimé leur désaccord à ce  sujet. Par ailleurs, au moins une dizaine de directeurs de collèges n’y sont pas favorables eux aussi.
Le nouveau rapport sur la restructuration de la PSSA  date de décembre 2013, mais le document a été avalisé par le board de cet organisme au cours du mois de mai. Cette recommandation controversable, et dont Le Mauricien avait fait état le 15 mai dernier, se lit comme suit : « Empower schools and reinforce the partership process by, interalia, allowing schools to carry out their self-assessment of facilities for a period of three years as per the assessment criteria laid down. Random checks will however, be the norm. » Ainsi, si cette nouvelle recommandation est adoptée, l’évaluation annuelle du bâtiment dans lequel fonctionne un collège, de même que celle des facilités existantes (pédagogiques, recréatives et autres) ne serait plus du ressort des Supervisors de la PSSA.  Des officiers de la PSSA sont fermement opposés à ce nouveau système de contrôle, qui vise à tout confier aux responsables de collèges eux-mêmes parce que, selon eux, la nouvelle formule va « à l’encontre des principes de bonne gouvernance » et « d’accountability », « d’autant qu’il s’agit de l’utilisation des fonds publics ». En outre, ils ajoutent que la nouvelle mesure envisagée serait « illégale » et que les autorités devraient apporter des amendements aux lois existantes pour sa mise en application.
Selon nos informations, cette recommandation n’a pas non plus fait l’unanimité au sein du board. En effet, les représentants syndicaux ont exprimé leur désaccord, même si la majorité l’a emporté au moment du vote.
Il est toutefois intéressant de relever que cette nouvelle formule ne fait pas la joie dans l’ensemble du secondaire. Selon nos informations, il y a au moins une dizaine de managers de collèges privés qui ne s’alignent pas sur la position des représentants de la Fédération des managers au sein de la  PSSA. Il existe donc, au sein du secondaire privé, des pro-self assessement et des anti-self assessment. Les managers protestataires ont commencé à se concerter pour une position commune et ont affirmé aux officiers de la PSSA ces derniers jours leur désaccord à ce sujet.   « Les directeurs des collèges, qui contestent la nouvelle formule, affirment que celle en vigueur a permis  une amélioration du niveau des collèges pour le bien-être des élèves en général. Les contestataires dans les collèges craignent que la nouvelle méthode préconisée ne donne lieu à « quelques pratiques malhonnêtes » dans le secteur et insistent pour le maintien d’une formule uniforme et sur « la nécessité d’une inspection annuelle dans les collèges par la PSA », dit un officier de la PSSA.
Toutefois, hormis cette recommandation – qui provoque beaucoup de remous à la PSSA et dans des collèges –, le rapport contient quelques autres propositions valables pour la réorganisation de la PSSA. Signalons qu’une réunion du board de la PSSA est prévue demain après-midi.