La grève prévue au Lux Grand Gaube aujourd’hui n’aura pas lieu. La direction a obtenu jeudi dernier un ordre intérimaire de l’Employment Relations Tribunal. Le Grand Gaube and Other Hotels and Restaurants Staff Union, affilié à la Fédération des travailleurs unis (FTU), est ainsi sommé de n’entreprendre aucune action dans ce sens en attendant que le tribunal se prononce sur ce cas. Toutefois, Atma Shanto, le négociateur, a déjà émis l’intention d’internationaliser cette affaire. Il dénonce le rôle joué par certains officiers du ministère du Travail auprès des employés de l’hôtel.
Le syndicat avait déjà été mis en garde : toute grève à l’hôtel Lux Grand Gaube serait illégale. Cela après le vote tenu le lundi 9 juin dernier où 191 employés, sur une liste de 402 personnes, ont voté en faveur de la grève. Le ministère du Travail, qui a supervisé cet exercice, a déclaré qu’il n’y avait pas les 50% nécessaires en faveur d’une grève. Toutefois, le syndicat conteste cette liste.
Après cet ordre intérimaire, la fédération syndicale jurera un affidavit en Cour suprême la semaine prochaine. Atma Shanto déclare son intention d’internationaliser cette affaire. Il compte alerter l’Organisation internationale du travail, car il dénonce le rôle joué par certains officiers du ministère. « Ils ont approché les employés pour leur dire qu’il ne fallait pas faire la grève. Je considère que c’est très grave. » Ce dernier se montre également très critique envers le directeur de l’hôtel et invite à ne pas renouveler son contrat. « Il y a des relations industrielles tendues depuis qu’il est là. »
De son côté, le management a, dans sa demande d’injonction présentée au tribunal, souligné « l’illégalité » d’une éventuelle grève ainsi que les répercussions que cela aurait sur le bon fonctionnement de l’hôtel. « The Applicant is worried about the good running of its business as a state of unrest has already been instilled at the Hotel since the Respondent did not hesitate to cause the matter to be reported in the press. »
La direction du Lux Grand Gaube dit également que si un grand nombre de ses employés se mettait en grève, l’hôtel pourrait fermer car « il ne sera pas possible de fonctionner avec un personnel réduit ». Ou alors, précise-t-elle encore, « même si on devait opérer avec un personnel réduit, la qualité du service en souffrirait, ce qui nuirait sérieusement à notre réputation ». Référence est également faite à l’affaire Michaela Harte. « The fact that there is a strike will also by itself affect the reputation of the Hotel which reputation has already been seriously tarnished with the Michaela Harte matter », peut-on lire.