Ils ne sont pas prêt à baisser les bras et vont maintenir leur grève de la faim. C’est ce qu’a déclaré Douglas Baya cet après-midi au Jardin de la Compagnie dans le but de contrer la fermeture du centre communautaire St-Malo.

Sa grève de la faim a debuté dans la soirée de hier. Son objectif est de faire entendre sa voix et tenir tête à la décision des autorités concernées sur l’expulsion des réfugiés et la fermeture du centre communautaire de St-Malo à Baie-Du-Tombeau prévue demain, dimanche 15 juillet.

Cela fait six mois qu’une dizaine de familles sont dans le centre, suite aux dégâts causés par le cyclone Berguitta. « Demain kan nu p sorti dan centre cot nu pu ale ? », se demande une refugiée.

Baby Joson, porte-parole du mouvement Debout Citoyen, déplore les agissements du gouvernement dans toute cette affaire, « nanier pa finn abouti, ti promet pu donn zot lacaz mais kan pu donne zot et ki sana kine donn lorde pu fer zot ale ? », s’intérroge-t-il avant de poursuivre, « cyclone inn balier tou zot zafer cot zot pu ale ? « .

Le porte-parole est également revenu sur les propos de Roubina Jadoo-Jaunbocus qui a déclaré lors d’une conférence de presse ce matin, que la grève de la faim est devenue une mode. « se pa la greve de la faim kine vinn enn lamod mais l’injustice sociale kinn vinn enn lamod. »

Ils lancent également un appel à tous les mauriciens faisant face au problème de logement à les rejoindre dans cette démarche.