• Une première réunion de deux heures mercredi a permis de décanter la situation

Le comité de soutien à la grève de la faim de Clency Harmon a eu une rencontre avec l’Attorney General, Maneesh Gobin, mercredi. Cela a permis d’ouvrir le dialogue sur la problématique de la spoliation des terres et la mise sur pied d’une Land Court, comme réclamé par le gréviste de la faim Clency Harmon. Aucune décision n’a été prise car Maneesh Gobin voulait d’abord avoir quelques consultations au niveau du gouvernement avant de se prononcer. Une nouvelle rencontre est prévue cet après-midi.

Clency Harmon en est à son 8e jour de grève de la faim ce jeudi. Il avait commencé cette action la semaine dernière, après plusieurs années de lutte pour retrouver les terrains « volés » à sa famille. Il avait même déposé devant la Commission Justice et Vérité, comme d’autres citoyens, pour des cas similaires. La commission avait alors recommandé la mise sur pied d’une Land Court pour se pencher sur ces cas. Toutefois, cela ne s’est jamais concrétisé, en dépit de l’engagement pris par l’Alliance Lepep dans son manifeste électoral.
Mercredi, une délégation menée par le député Alan Ganoo, lui-même ancien ministre des Terres, a rencontré l’Attorney General, Maneesh Gobin. Danielle Tancrel et Didier Kisnorbo, qui militent pour la même cause au sein de l’organisation Justice et Vérité, ainsi qu’Alain Laridon, du comité de soutien et Stephan Gua, de Rezistans ek Alternativ, étaient également présents. La réunion a duré deux heures.

Selon Alain Laridon, cette rencontre avec Maneesh Gobin a permis de clarifier la situation. « La question de l’occupation des terres est un sujet complexe. Cette première rencontre a permis d’engager le dialogue. Nous avons une nouvelle rencontre aujourd’hui et nous espérons que nous pourrons trouver une solution. »

Mardi, Jack Bizlall, qui fait également partie du comité de soutien, avait animé une réunion avec ceux qui ont été dépossédés de leurs terres. De son côté, Rezistans ek Alternativ a organisé une veillée, mercredi soir, sur le parvis de l’église Immaculée, où se tient la grève.