Animant un point de presse ce matin à l’hôtel Saint Georges à Port-Louis, Suraj Ray, président du Congress of Independent Trade Union (CITU), a dénoncé le rôle de l’opposition et de certains syndicats dans les problèmes survenus récemment dans le pays. « Dir Alan Ganoo ek sa bann syndikalis-la aret servi travayer pou fer politik ! » a-t-il lancé par rapport à la grève des travailleurs de la Corporation nationale de transport (CNT) hier. Selon lui, cette situation aurait pu être réglée autrement.
Selon le CITU, les membres de l’opposition ont un rôle important à jouer dans la dénonciation des injustices dans le pays. Faisant état de la situation à la CNT, elle dénonce d’abord la façon de faire de l’opposition, surtout d’Alan Ganoo. « Le gouvernement ne peut être pointé du doigt. Ceux qui sont à la tête des institutions du pays ont également leur part de responsabilité. Alan Ganoo pe servi travayer pou fer politik ! O lie manze, bwar, li ti bizin fer presion. Bizin asiz lor latab diskite ! Kan ou dan lopozision ou koz enn langaz, kan ou dan gouvernma ou koz ene lot langaz », soutient Suraj Ray.
Pour le président de la CITU, « le problème à la CNT ne date pas d’hier. C’est la répercussion directe du traitement des travailleurs ». « Si le leader de l’opposition avait fait pression auprès des autorités compétentes comme il le fallait et qu’il ne se limitait pas qu’à quelques questions au parlement, la situation aurait été meilleure », a-t-il précisé.
Suraj Ray a aussi critiqué le rôle de certains syndicalistes qui se sont associés à ce combat. La CITU, a-t-il souligné, a à coeur la les droits et conditions de travail des Mauriciens. « Ena syndikalis zordi, ou nepli kone sipa zot pe fer syndika ou si zot pe fer politik … », a-t-il soutenu. Et citer les initiatives d’Ashok Subron, membre de Rezistans ek Alternativ, Reeaz Chuttoo, secrétaire de la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP) et de Deepak Benydin de la National Trade Union Congress (NTUC).
Évoquant la grève des employés de la CNT hier, le président de la CITU est d’avis que d’autres alternatives auraient pu être privilégiées. Selon lui, cette action n’a eu pour dénouement qu’une négociation avec les autorités concernées. Le remplacement des pièces de rechange dans les autobus aurait pu être résolu si un Service Agreement avait été signé entre le fournisseur d’autobus et la CNT, souligne-t-il. Il explique aussi qu’un Procedure Agreement entre le patronat et le syndicat exigeant une négociation aurait dû être envisagé par les représentants syndicaux. « Pa ti bizin desann lor sime, desan lor sime samem dernie opsion ki nou ena », affirme-t-il. C’est pourquoi il réclame plus de transparence en ce qu’il s’agit des nominations à la tête de diverses institutions.