En prévision du début de la grève des artisans et des laboureurs de l’industrie sucrière, la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) a rendu publics hier après-midi des extraits d’une correspondance officielle adressée au ministère du Travail et des Relations industrielles. Le but est de justifier le refus du patronat sucrier de participer au dernier round des négociations en vue de trouver une sortie de crise. La MSPA réitère son choix pour un arbitrage devant l’Employment Rights Tribunal (ERT).
La position de la MSPA se résume comme suit : « Cet état de choses ne peut amener à une situation Win/Win. Elle réitère sa demande pour faire appel à l’ERT comme solution possible à une sortie de crise dans la conjoncture ». Le patronat sucrier ajoute que « the Joint Negotiating Panel proposals, if implemented, would lead to a situation where the sugar companies would no longer be profitable and their very existence would be threatened ».
« Au-delà d’une augmentation salariale et la révision à la hausse des Fringe Benefits, le JNP a proposé, dès le début des négociations en 2014, des conditions sine qua non aussi déraisonnables les unes que les autres », avance la MSPA en citant l’interprétation du travail saisonnier à hauteur de 20 %, les conditions de travail des employés sous le contrôle des contracteurs ou encore l’octroi d’un lopin de terre d’une superficie de huit perches et la formule de compensation à la retraite.
« Ces demandes sont irréalistes », soutient la MSPA en évaluant les coûts de ces propositions à environ Rs 7 milliards. Dans la correspondance, le patronat de l’industrie sucrière maintient que devant la baisse de production, le prix du sucre à Rs 12 500 la tonne, la dépréciation de la roupie face à l’euro, « there was absolutely no justification to revise upward the 8,5 % salary increase over and above the annual wage compensation that was proposed at the start of the negotiations in July 2013 ».
L’industrie sucrière présente la proposition révisée de 11 % comme un « geste de compromis majeur ». « The JNP has chosen to remain unreasonable in its proposals and counter proposals, not only in terms of conditions of employment but also on other issues falling outside the remit of collective bargaining ».