En ce début d’année la grippe aviaire fait à nouveau parler d’elle. Quelque 17 000 poulets ont été abattus à Hong Kong alors que la Chine a annoncé samedi dernier le décès d’un chauffeur d’autobus de 39 ans dû au virus H5N1. Le ministère mauricien de la Santé publie sur son site web qu’« il n’y a aucun cas de grippe aviaire à Maurice, que ce soit parmi les humains ou les poulets ».
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’est émue le 31 décembre 2011 à propos d’un virus mortel qui a été créé dans un laboratoire lors de recherches menées au Pays Bas et aux États-Unis. Ces chercheurs ont réussi à provoquer une mutation du virus H5N1 responsable de la grippe aviaire et qui lui permet de se répandre plus rapidement chez les mammifères.
La grippe aviaire figure sur la liste des maladies qui doivent être obligatoirement notifiées au ministère de la Santé. Celui-ci décrit sur son site les symptômes de la grippe, notamment H1N1 (grippe A qui avait causé plusieurs décès dans l’île l’année dernière), et présente des recommandations au sujet de sa prise en charge médicale. Les autorités sanitaires prennent très sérieux la menace de la grippe aviaire même en l’absence de cas dans l’île. Lors de l’alerte de 2006 une surveillance était exercée à travers le pays, une vaccination sélective des poulets avait été mise en place et les importations des pays contaminés, notamment de canetons et de poulets, interdites.
Les autorités sanitaires mondiales ont émis des conseils d’hygiène destinés aux personnes devant se rendre dans un pays touché par la grippe aviaire et en Chine. Il est recommandé de se laver les mains fréquemment avec de l’eau et du savon ou un désinfectant hydro-alcoolique. À éviter : tout contact avec des volailles, vivantes ou mortes. Il est vivement déconseillé de se rendre dans des élevages industriels et familiaux et sur les marchés de volailles et d’oiseaux. Il vaut mieux éviter tout contact avec des fientes et des déchets de volailles et d’oiseaux. Il est préférable de ne pas consommer de poulet insuffisamment cuit. La consommation de poulet est en effet sans danger s’il est cuit à une température de 90 degrés C.
Il est recommandé aux voyageurs de respecter les consignes des autorités locales et de demander aux services consulaires des pays touchés plus de renseignements. Tout voyageur qui dix jours suivant son retour ressent des signes d’un syndrome grippal, fièvre, douleurs musculaires et articulaires, difficultés respiratoires, toux, doit contacter sans délai les services de santé.
Dans un pays de l’océan Indien, le Bangladesh, 158 fermes d’élevage de poulet sont en état d’alerte contre l’épidémie de grippe aviaire. Quelque 2 000 volailles infectées ont été abattues au cours de ces 12 derniers jours.
Lors d’une alerte mondiale en 2006 due à l’expansion de la grippe aviaire sur le continent africain, le ministère mauricien de la Santé avait acquis un stock d’antirétroviraux Tamiflu, l’OMS recommandant un stock qui couvrirait au moins un quart de la population. L’OMS avait aussi remis au ministère de la Santé un équipement détecteur de fièvre pour les contrôles aéroportuaires. Les voyageurs en provenance de pays touchés par la grippe H5N1 étaient aussi priés de tremper leurs chaussures dans une solution désinfectante à l’arrivée sur le sol mauricien. La grippe aviaire a un taux de mortalité élevé : elle est fatale dans 60 % des cas.