Le ministère de la Santé confirme deux décès dus au virus H1N1. Le premier est survenu tôt hier matin et a provoqué de nombreuses réactions et rumeurs sur l’étendue de la maladie dans la population, obligeant ainsi le ministre de la Santé à tenir un point de presse dans l’après-midi. Anwar Husnoo a indiqué que 34 cas de H1N1 ont été confirmés en 2017.
Les rumeurs n’ont cessé de croître quant au décès d’un patient atteint du virus H1N1 hier. Tant et si bien que dans l’après-midi, le ministre de la Santé n’a eu d’autre choix que de tenir un point de presse. Anwar Husnoo a révélé que 34 cas de H1N1 ont été confirmés depuis le début de l’année et que six malades atteints de ce virus se trouvaient hier dans des « isolation wards ». Le ministère a également informé que deux décès ont été causés par le virus H1N1, dont un survenu tôt hier matin. « Nous ne sommes pas dans une situation de crise », a toutefois martelé Anwar Husnoo. Le ministre affirme que le pays « n’est pas confronté à une épidémie » tout en conseillant cependant fortement la population à prendre les précautions nécessaires.
« Le virus H1N1 fait partie des autres virus de la grippe qui circulent tout au long de l’année et, en saison hivernale, la transmission des virus est plus propice », n’a pas manqué de souligner le ministre. « Dans certains cas, la grippe peut donner lieu à des complications, surtout lorsqu’il s’agit de la santé des personnes les plus vulnérables. D’où la nécessité pour cette catégorie de personnes de prendre davantage de précautions. La prévention reste le meilleur moyen pour éviter d’attraper la grippe », poursuit le ministre de la Santé.
Les responsables du ministère de la Santé de même que les médecins du public et du privé recommandent, outre la vaccination contre la grippe, les mesures de prévention suivantes :
– éviter la grosse foule?;
– se laver les mains correctement plusieurs fois pendant la journée?;
– se faire examiner par un médecin en cas de forte fièvre et de toux persistante;
– se reposer si on a contracté la grippe?;
– mettre un mouchoir sur sa bouche lorsqu’on éternue afin de protéger les autres.
Les hôpitaux bondés
Depuis ce matin, aux dires des infirmiers, davantage de personnes se présentent dans les hôpitaux régionaux pour se faire vacciner contre la grippe. Selon nos informations, l’hôpital Victoria, de Candos, a accueilli une importante file d’attente ce matin. « Konparativma a semenn dernie, ena bokou plis dimounn azordi. Au moment où je vous parle, il y a une longue queue », affirme au Mauricien un Charge Nurse en poste à cet hôpital.
Outre les 40 000 doses de vaccins prévues par le ministère pour les hôpitaux, la sécurité sociale en a acheté environ 80 000 pour sa campagne de vaccination annuelle à l’intention des personnes âgées. Par ailleurs, les “casualties” sont bondées en cette période de l’année en raison d’un nombre accru de patients présentant les symptômes de la grippe. Par précaution et pour éviter que le virus ne se propage parmi les autres patients se trouvant dans les  hôpitaux, le ministère de la Santé a mis en place depuis ce matin une structure spécifique pour le traitement de la grippe. Ainsi, les malades sont dirigés vers des « flu clinics ».
Certains généralistes du privé constatent une « recrudescence de la grippe » comparativement à la même période l’année dernière. « D’habitude, c’est au mois de juin-juillet qu’on reçoit une augmentation de patients avec les symptômes de la grippe. Mais depuis la semaine dernière, bon nombre d’adultes sont venus me voir avec une grippe assez aiguë. Je constate aussi que le virus est plus tenace chez certains de ces malades parce qu’ils sont affectés par la maladie pendant au moins 15 jours », observe un généraliste ayant une trentaine d’années de carrière.