Des analyses au laboratoire virologique de Candos cette semaine ont confirmé deux cas de grippe A H1N1 dans le Nord du pays. Ces cas concernent deux enfants de moins de 10 ans, actuellement en traitement et qui se portent nettement mieux, selon nos informations. C’est le médecin traitant de la famille qui a décelé ces cas avant d’aviser le ministère de la Santé. Ainsi, à ce jour, apprend-on, le virus H1N1 faisant partie de la grippe saisonnière, d’autres cas auraient été détectés. Selon nos informations, depuis le début de l’année, moins d’une dizaine de cas de grippe A H1N1, H3N2 et de grippe B ont été enregistrés. Si la situation n’a rien d’exceptionnel selon la Santé, la vigilance doit toutefois être de mise.
Auscultés en début de semaine pour des problèmes de fièvre, deux enfants, habitant la région du Nord, et montrant des symptômes de toux sèche également, sans signes d’infection, ont éveillé l’intérêt de leur médecin traitant, ce dernier estimant suspect ce type de réaction à la fièvre. D’autant que le traitement à base d’antibiotiques administré ne donnait pas les résultats escomptés, ces enfants faisant toujours de la forte température.
Le médecin a alors confirmé son diagnostic à travers des analyses de «throat swabs» réalisées au laboratoire du ministère de la Santé à Candos en début de la semaine dernière confirmant ainsi que ces deux enfants atteints de fortes poussées de fièvres, étaient victimes du virus H1N1. A ce jour, selon nos informations, les deux petites victimes, mises sous un traitement à base de Tamiflu comme le prévoit le protocole, se portent mieux, à leur domicile. Aucun autre membre de leur famille n’a été à ce stade contaminé, apprend-on.
Cependant, les médecins du privé s’accordent à dire qu’il existerait d’autres cas similaires, non diagnostiqués. Ce que rejoint le constat du ministère de la Santé qui souligne que depuis 2010 on parle du virus H1N1 comme faisant partie de la grippe saisonnière. Le Dr Ram Nundlall, Acting Directorau ministère de la Santé fait ressortir que, si plus fréquent en hiver, le virus H1N1 circule tout le long de l’année à Maurice et dans d’autres pays tropicaux. Il y a d’autres cas à Maurice, indique-t-il, faisant ressortir que cela n’a rien d’exceptionnel. Cependant, les précautions doivent être prises. Le Dr Nundlall ajoute que si les analyses en ce qu’il s’agit de chaque cas de grippe ou de fièvre, dont les cas sont nombreux en ce moment, ne sont pas systématiques, un système de surveillance a été mis en place depuis plusieurs années maintenant pour étudier l’évolution de ce virus. Il revient d’ailleurs à tout médecin d’être vigilant à ce propos. Actuellement, le ministère procède à la compilation des chiffres concernant les cas de grippes répertoriés depuis le début de l’année, dit l’Acting Directorde la Santé, ajoutant que ces chiffres devraient être révélés prochainement.
Selon nos informations, depuis le début de l’année, moins d’une dizaine de cas de grippe, dont le développement est surveillée de très près par les organismes internationaux, ont été répertoriés. Il s’agit des cas de grippe A H1N1 et H3N2, et de la grippe B. Les autorités mauriciennes indiquent que pour les besoins de surveillances, des investigations sont en cours. Du côté des médecins, on rappelle que les précautions normales en cas de grippe doivent être observées et qu’il est surtout impératif de consulter un médecin si les symptômes de fièvre persistent plusieurs jours.