« Le Best Loser System n’est pas aussi important que l’application des recommandations de la Commission Justice et Vérité. C’est cela la priorité de la population », a déclaré Jean-Marie Richard du Groupman Larkansiel Kreol ce matin à un point de presse à Port-Louis, où la célébration de l’abolition de l’esclavage a été évoquée.
« Le Best Loser System est appelé à évoluer et à être amélioré. Il est clair qu’il a fait son temps », a soutenu l’unique intervenant Jean-Marie Richard entouré par Julien Narrainsamy, trésorier du Groupman Larkansiel Kreol (GLK) et Julien Pétricher, membre du Club Bâtir et Unir oeuvrant à Pailles.
Étant la principale thématique de la conférence de presse, le BLS ne serait pas « la priorité des priorités », selon le GLK. Pour ses membres, la mise à exécution des recommandations de la Commission Justice et Vérité (CJV) représente un cadre parfait pour l’évolution d’une nouvelle citoyenneté dans le pays. Aussi bien que celui de l’Equal Opportunities Act, qui bien que vital est un levier essentiel à cette démarche civique.
« BLS finn zoue so rol. Nou finn trouv sa dernie eleksion avek nomination kandidat ble Curepipe Michaël Sik Yuen. Aster fode ki sosiete sezir so sans ! » a lancé Jean-Marie Richard. Concernant le rapport de la CJV, il craint d’ailleurs qu’il ne soit mis à la poubelle.
Dans un autre ordre d’idées, la cérémonie de l’abolition de l’esclavage a été évoquée hier. Bien qu’elle ait été « sobre et digne », Jean-Marie Richard déplore l’utilisation de l’anglais pour la rédaction du carton d’invitation. Selon lui, vu les nombreux développements importants sur le plan linguistique ces deux dernières années, le gouvernement aurait dû consacrer la rédaction du carton d’invitation en kreol.
Jean-Marie Richard souhaite qu’il y ait plus de coordination entre les organisations célébrantes et cocélébrantes. « Na pa kapav kompar enn selebrasion parey avek en kongre briyani. » Et d’encourager la société civile à « se mettre debout ». Il a également commenté l’introduction du kreol dans les écoles et le travail abattu par l’Akademi Kreol Morisien.