Radhakrishna Sadien a été reconduit à la tête de la présidence de la Government Services Employees Association (GSEA). C’était lors de la 72e Assemblée générale tenue le 8 avril à l’hôtel Palm, Quatre-Bornes. Lors d’un point de presse hier dans les locaux de la GSEA, il a maintenu qu’il « est important de donner un service de qualité à la population », tout en disant que la Public Service Commission (PSC), chargée du recrutement dans la fonction publique, « ne donnait pas la satisfaction voulue car le travail n’était pas fait correctement, réduisant la qualité du service ».
À la tête de la GSEA depuis 25 ans, Radhakrishna Sadien rappelle que depuis sa fondation en octobre 1945, les membres ont connuu des moments difficiles. « On représente toutes les catégories d’employés, y compris ceux de Rodrigues, et nous sommes au courant de tous les problèmes auxquels fait face la fonction publique ». Le congrès du 8 avril était avait pour thème la consolidation d’un service de qualité. « Notre mission est de continuer les combats en innovant. » Radhakrishna Sadien a également évoqué le nouveau traité fiscal avec l’Inde : « Le gouvernement mauricien a fait une grande erreur en signant un accord qui s’avère être dangereux pour Maurice. Pou ena bann domaz ireversib. » Il a ensuite critiqué le rôle joué par les organisations internationales, telles la Banque mondiale en faveur de la privatisation des services publics. « Maurice, enn pei souverin. Nou konstitision prevwar lape indistriel ki inportan pou nou progre », dit-il.
Parlant de son nouveau mandat à la GSEA, Radhakrishna Sadien dira que c’est un gros défi. « Cela démontre la confiance placée en nous. C’est un vote unanime pour l’exécutif. Un de nos plus gros défis consiste à gérer le recrutement dans la fonction publique, chose qui laisse à désirer. Les recrutements se font dans de mauvaises conditions. Ena ofisie pa kalifie, finn gagn promosion. » Il estime que le gouvernement doit apporter de grandes réformes en termes de mode d’opération. « Nous allons revoir le comité et nous assurer qu’il y a de la transparence. C’est l’heure d’apporter une réforme totale dans la fonction publique. Le budget a donné un message fort : trop de sous-traitance. Il faut remplir les postes vacants au lieu de les privatiser. Pay Research Bureau bizin vinn pli indepandan. » Il soutient également aussi que la santé publique doit être accessible à tous. « Le privé pa pou fer ou kado. La santé publique reste dans la main du gouvernement. Maurice, au niveau de la santé, a du potentiel. » Et d’ajouter : « Li inportan fer fonksioner konpran ki so stati trouv dan sindika. » Radhakrishna Sadien soutient par ailleurs qu’il ne faut plus avoir des attachés de presse, mais un “communication service”. « Travay atase de pres bizin kontigne ek pa res zis suiv minis. Bizin sanz persepsion. Se enn gran travay et il y a aussi la façon de communiquer avec le public. »