Guillaume Apollinaire participe aux révolutions littéraires et esthétiques de son époque. Ce défenseur de l’art moderne et contemporain de Picasso est aussi l’inventeur du mot “surréalisme”.
Scope revient sur une anecdote à l’occasion du jour de naissance du poète (26 août 1880) : il fut accusé du vol de la Joconde. ?Août 1911. L’emplacement de la Joconde est vide. Le seul indice est une empreinte de pouce sur la vitre récemment installée. La police perquisitionne chez le poète Guillaume Apollinaire. Il est soupçonné à cause du vol commis au Louvre plusieurs années auparavant par son secrétaire, Géry Pieret. Il avait débarqué chez le poète avec des statuettes primitives volées au Louvre. Croyant à une plaisanterie, Apollinaire accepte d’en acheter une. De même que Picasso, présent ce jour-là. Ce dernier s’en inspire même pour réaliser son chef-d’oeuvre, Les demoiselles d’Avignon.
Géry Pieret quitte le service d’Apollinaire et disparaît de la circulation durant quelques années. Jusqu’à sa réapparition quelques jours après le vol de la Joconde. L’ancien secrétaire d’Apollinaire débarque à Paris-Journal avec une tête de femme qu’il affirme avoir volée en 1904 au Louvre. Le lendemain, grand article dans le quotidien et restitution de l’objet. Apollinaire a des sueurs froides. Que faire des statuettes achetées à Pieret ? D’autant que le musée les déclare disparues en même temps que d’autres pièces. Apollinaire consulte Picasso et tous deux décident de les jeter dans la Seine. Mais au dernier moment, le poète dépose les statuettes à Paris-Journal… sous couvert de l’anonymat. Mais la police aura vite fait de remonter jusqu’à Apollinaire.