Le mode de recrutement de la Public Service Commission (PSC) concernant les nouveaux médecins ayant récemment intégré le service hospitalier continue de susciter la polémique. Une soixantaine de médecins dont les candidatures n’ont pas été retenues s’élèvent contre le manque de transparence de l’exercice et réclament à la PSC de rendre publiques les qualifications des nouvelles recrues. Au cours de la cérémonie d’intronisation des nouveaux médecins, hier, le ministre Lormus Bundhoo, interrogé sur cette polémique qui enfle, s’est défendu d’y être impliqué et a référé les praticiens qui s’estiment lésés au Public Service Appeal Tribunal (PSAT).
« La PSC a frustré les attentes légitimes des enfants de ce pays en étant incompétente et en utilisant des pratiques occultes et peu convaincantes au cours du dernier exercice de recrutement des médecins. » Ceux qui n’ont pas été sélectionnés en sont convaincus. Amers, ces médecins soulèvent de nombreuses interrogations quant aux principes de la PSC. De plus, ils réclament à la commission la publication des détails concernant non seulement les résultats académiques des nouvelles recrues et leur rapport d’internat, mais également la date de leur enregistrement respectif en tant que médecins auprès du Medical Council, tout comme leur nombre d’années d’expérience dans le domaine.
En effet, l’une des raisons de la frustration de ces médecins est que le critère d’ancienneté n’aurait pas été pris en considération dans le cadre de cette procédure de  recrutement. Une cinquantaine de praticiens, dont certains viennent tout juste d’obtenir leur pré-enregistrement auprès du Registrar, auraient été ainsi recrutés. Il s’agirait, selon les médecins mécontents, entre autres de « proches du pouvoir ». « Ceux qui ont trois à cinq années d’expérience et qui ont travaillé pendant ces années sous contrat se retrouvent aujourd’hui sur la touche au profit des « nouveaux nés » », disent-ils.