Des salles d’hôpitaux de 24 lits accueillant 48 malades, des lits de camp placés dans des couloirs, des patients renvoyés chez eux à 2 heures du matin pour pouvoir admettre de nouveaux venus, gel de recrutement du personnel soignant… Ce sont les faits exposés à un point de presse hier après-midi à Port-Louis par Bagooaduth Kallooa, président de la Nursing Association. Le syndicat a dénoncé « la situation chaotique » dans les hôpitaux, qui donne lieu à des pratiques à risque menaçant la sécurité des patients.
La Nursing Association (NA) déplore un manque d’espace dans les salles. « Les malades, qui bénéficient d’un lit de camp, n’ont pas de guéridon. Ils doivent poser leurs effets personnels à même le sol ou sur une chaise », soutient Bagooaduth Kallooa. « Il n’y a plus de wards spécialisés car des patients de toute catégorie y sont admis faute de places ailleurs. Les patientes du prénatal et du postnatal sont dans la même salle, soit 47 mères et 20 bébés. »
Le président de la NA avance aussi qu’« il y a un seul infirmier par salle la nuit. Pas plus tard que le mercredi 10 août à l’hôpital de Flacq un infirmier a dû faire seul quatre transfusions de sang ». « Malgré les appels répétés du syndicat des infirmiers concernant le manque de personnel soignant, le ministère de la Santé fait la sourde oreille ! Il nous parle d’austérité… La réduction des dépenses publiques ne peut se faire au détriment du secteur », dit  
Bagooaduth Kallooa en précisant que le bureau de l’audit met au jour annuellement les gaspillages au ministère.