Colère, mécontentement, découragement et tristesse sont autant de sentiments que l’on pouvait déceler sur les visages de ces habitants de Résidence Riche Terre, Terre Rouge, au lendemain des pluies torrentielles du mercredi 10 février. La raison : le débordement des eaux usées domestiques dans leurs cours et leurs maisons, causant la destruction de certains meubles et la perte de provisions, du matériel et des manuels scolaires des enfants, entre autres. Si ce n’était que ça ! Selon les habitants de ce complexe de la National Housing Development Company (NHDC), leur santé – surtout celle des petits et des personnes âgées – est grandement menacée par le manque d’hygiène, ainsi que par l’air et l’eau pollués.
À peine arrivons-nous devant le portail de Désirée Aza, à Résidence Riche Terre, Terre Rouge, que nous sommes accueillis par une odeur infecte et putrescente. Ce qui s’offre à nos yeux lorsque nous pénétrons sa cour nous donne immédiatement un aperçu de la situation. Le côté gauche de la cour des Aza, qui était principalement composé de terre et de briques, est quasi invisible, avec la mare d’eau verdâtre qui le recouvre. Par-dessus, des mouches, des moustiques, des moucherons et autres insectes semblent avoir élu domicile. Un peu plus loin dans la cour, des cages abritant quelques volailles empestent. Le système de drains ne fonctionne pas. “Kouma ou le mo met mo lipie laba pou mo al netway kazot poul-la. Deza ki mo bien sagrin ki monn perdi de poul yer”, confie Désirée Aza. Lors de la montée des eaux usées et des matières fécales, causée par le refoulement des eaux de pluie, deux de ses volailles ont été emportées. Pour Désirée Aza, “nepli kapav viv koumsa”.