Selon Force One, une association socioculturelle islamique, les dispositions de la loi régissant les activités du Centre culturel islamique ne sont pas respectées. Son secrétaire Aadeel Bundhoo réclame la démission du ministre des Arts et de la Culture Mookhesswur Choonee. L’association exige aussi la dépolitisation de l’organisation du pèlerinage des Mauriciens à La Mecque et la responsabilité de l’appel d’offres des billets d’avion au National Tender Board pour plus de transparence.
Aadeel Bundhoo, secrétaire de Force One, déclare que la ICC Act décrit clairement les procédures pour la nomination du conseil d’administration du Centre culturel islamique (CCI). Or, estime-t-il, tel qu’il est composé actuellement, le board n’est pas régi selon les dispositions de la loi.
« Des gens liés à la politique ont été parachutés au conseil d’administration », affirme le secrétaire de Force One. Aadeel Bundhoo ajoute que certaines personnes se sont autoproclamées représentants de la Rabita et de l’Islamic Development Bank au conseil alors que la Rabita, elle-même, déclare que le board n’opère pas selon les dispositions de l’ICC Act. « Elle le dit dans une lettre adressée au ministre Choonee », ajoute le secrétaire de Force One. Ce qui prouve, avance-t-il, que la composition du conseil d’administration du ICC est « illégale » et « que le ministre est en train de favoriser l’illégalité ».
S’agissant du coût des billets d’avion, Aadeel Bundhoo dit avoir adressé plusieurs mémorandums aux autorités depuis 2005 « pour démontrer qu’il y a un manque de transparence dans cette transaction ». « Nous nous sommes même adressés à la Independent Commission Against Corruption (Icac) en date du 23 février 2011. Me ziska ler, pa naryen », fait-il ressortir. Ces mémorandums ont même été adressés au Premier ministre et au président de la République.
Commentant l’octroi des visas aux pèlerins, Ehsaan Mamode, vice-président de Force One, déclare qu’il est faux de dire que les autorités saoudiennes ont déjà confirmé 2 000 visas pour les pèlerins mauriciens pour 2012. « Notre quota est de 1 300 et il se peut que nous n’obtenions pas les 700 autres. C’est farfelu de faire une telle annonce maintenant », dit-il.
Aadeel Bundhoo a ajouté que c’est grâce à sir Anerood Jugnauth, alors Premier ministre avant 1995, que Maurice avait obtenu, deux années de suite, un total de 2 000 visas. Son envoyé spécial en Arabie saoudite à cette époque, indique-t-il, était Showkutally Soodhun. « Pou 2012, mem saga pe arive. Entre-temps, les musulmans sont exaspérés mais ils sont patients », fait ressortir le secrétaire de Force One.
Aadeel Bundhoo affirme que Force One ne va pas lâcher prise sur le dossier du hadj. Il souhaite l’ouverture d’une ambassade mauricienne en Arabie saoudite qui doit être dirigée par un diplomate de carrière « et pas par un politicien ou un petit copain ». « J’invite les quatre ministres musulmans qui sont au gouvernement et aussi le président du CCI, le Dr Farhad Aumeer, de venir dire la vérité et rien que la vérité sur le dossier du hadj à la population », lance-t-il.
Le secrétaire de Force One estime par ailleurs que le député Cehl Meeah est en train de faire fausse route sur ce dossier. Cette association culturelle islamique compte organiser une série de rencontres avec la population musulmane pour les informer de ce qui se passe à l’ICC.