Halley Movement a organisé cette semaine des sessions de sensibilisation à l’intention des élèves du Ébène SSS girls, du Mauritius Institute of Training and Development (MITD) et du Newton College dans le cadre de la Journée mondiale contre le travail des enfants. Cette organisation souhaite ainsi encourager la communauté à signaler tout cas de ce genre à travers le service d’écoute, Helpline Mauritius.
Selon la section 12 de l’Employment Rights Act 2008, personne ne peut employer un enfant – un enfant étant défini comme étant une personne de moins de 16 ans. La loi prévoit que toute personne qui emploie un jeune, sur déclaration de culpabilité, sera passible d’une amende n’excédant pas Rs 10 000 et d’une peine d’emprisonnement ne dépassant pas un an. Toute personne trouvée coupable sera ainsi traduite devant la Cour industrielle.
L’Organisation internationale du travail (OIT) a lancé la première Journée mondiale contre le travail des enfants en 2002 pour mettre en lumière le calvaire de centaines de millions de garçons et filles à travers le monde astreints à des travaux en violation de leurs droits fondamentaux à la liberté, à l’éducation, à la santé et aux loisirs. Il ressort que plus de la moitié de ces enfants sont exposés aux pires formes de travail, dans un environnement dangereux, en tant qu’esclaves ou autres formes de travail forcé, dans des activités illicites comme le trafic de drogue, la prostitution ou les conflits armés. L’objectif de cette journée, observée le 12 juin, est de servir de catalyseur au mouvement mondial contre le travail des enfants. Le Halley Movement veut ainsi encourager la communauté à signaler les cas de travail des enfants à travers le service d’écoute Helpline Mauritius. Lancé en octobre, ce service est destiné aux jeunes de Maurice et de Rodrigues qui souhaitent s’entretenir gratuitement avec un conseiller. Pour ce faire, ils peuvent avoir recours au chat instantané sur le www.helplinemauritius.org, appeler la hotline 134 ou envoyer un courriel à info@helplinemauritius.org. Lors des sessions de sensibilisation, les animateurs ont également abordé la question de sécurité de l’enfant sur internet.