Shalinee Valaydon, Roilya Hanitra Ranaivosoa et Ivan Pierrot (junior) s’apprêtent à participer aux championnats d’Afrique d’haltérophilie qui se tiendront du 28 mars au 5 avril à Nairobi au Kenya. Une requête sera officiellement déposée en ce sens demain après-midi au ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) par le secrétaire de la Fédération mauricienne d’haltérophilie, Poorun Bhollah, avons-nous appris.
Ces championnats d’Afrique sont synonymes de qualification aux Jeux Olympiques de Londres (27 juillet-12 août). Et c’est en tenant compte de cette circonstance exceptionnelle que la fédération mauricienne a souhaité y participer, même si elle poursuit toujours les réformes qu’elle avait entamées pour se mettre en conformité avec la Sports Act, a-t-on indiqué. Le choix des trois haltérophiles aurait été fait en tenant compte du sérieux qu’ils démontrent à l’entraînement.
Des trois candidats, c’est Shalinee Valaydon (+75 kg) qui détiendrait le plus de chance de monter sur le podium. Elle avait été triple médaillée d’or l’an dernier à Mahé lors des 8es Jeux des îles. Mais pour la qualification olympique, il faudrait qu’elle décroche l’or ou tout au moins réalise une bonne performance qui lui vaudrait l’obtention d’une wild card vu que Maurice est l’un des rares pays qui participent régulièrement au sommet africain chaque année. L’an dernier au Cameroun, Emmanuelle Lent avait été la seule parmi les quatre représentants mauriciens à monter sur le podium en remportant le bronze en -69 kg.
Roilya Hanitra (-69 kg) et le junior Ivan Pierrot (-85 kg) tenteront eux aussi de faire d’une pierre deux coups. Roilya Hanitra Ranaivosoa avait remporté au moins trois médailles l’an dernier aux Jeux des îles tandis qu’Ivan Pierrot, qui représente l’avenir, en sera à sa première participation à l’événement. Les trois leveurs seront accompagnés de l’entraîneur Gino Sooparayen alors que Mohit Ramnath agira comme chef de délégation.
Les relations entre la FMH et le MJS sont à nouveau au beau fixe. La FMH est reconnue à la fois par le MJS et l’instance internationale de la discipline.