La Fédération mauricienne d’Haltérophilie (FMH) est de nouveau sur des charbons ardents. Non pas  en raison du fait qu’une nouvelle suspension internationale menace cette fédération, mais en raison d’une demande de la part d’un groupe d’haltérophiles pour réclamer le départ de Nunkishor comme président de la FMN. Cette lettre, longue de 6 pages A4, qui peut être considérée comme un réquisitoire de la gestion de la FMN par son président et aussi  l’explication sur une série d’incidents qui émaillent quotidiennement cette discipline depuis l’arrivée en fonction de Nunkishor Fakun à la tête de cette fédération.
«Ban mauvaise  décisions et  mauvais façons gère la Fédération durant sa kelke année ki oune être a la tête de la Fédération in accumuler juska ki noune vine dans en situation très alarmante et déplorable. Just pour  cite quelque exemples de ou ban mauvaise décisions et mauvais façons de géré ; démagogie ki ti ena pou sélecter ban athlètes pour Jeux Commonwealth en 2010, ban accusations ki lekip ki ti retourne depuis stage en Bulgarie ti bizin subir entre autres. En plus de sa, le pays fine aussi bizin fer les frais de
ou mauvaise gestion kot en 2011 la Fédération ti bizin paye en amende pour non soumission ban ‘Whereabouts ‘ a IWF et osi l’argent kine reste avec DTN apres le retour forcer apres le stage de Bulgarie», écrivent entre autres les sept haltérophiles. Ces derniers sont  Ravi Bhollah, Emmanuella Lent, Shalinee Valaydon, Jimmy Mounien, Yannick Coret, Hanitra Roilya et Yovin Gyadin.
Dans leur missive en créole, les signataires de la lettre ne vont pas de main-morte contre leur président, qu’ils accusent entre autres de manipulation dans les sélections, de créer des divisions au sein de l’équipe de Mauriciens, de n’avoir rien fait pour que les athlètes puissent bénéficier des aides du comité olympique et du TFES et de faire dans la démagogie. Du coup l’histoire du DTN a été remise sur le tapis tout comme la fameuse formule «arm twisting strategy ». «Nous fine du moins aussi ena un développement majeur durant ou présidence kot le Ministère ti accède  a une demande de la Fédération kot l’ex DTN (Trendafil Stoychev) ti être mit a la disposition nous discipline kelke mois apres ki ou fine élire président, kelke chose ki oune clame la paterniter dans un premier temp, koi ke nous tous ti conner ki a lepok kand Alain Constant ti président ban démarche ti fini entamer par li», souligne les auteurs de la lettre.
Plusieurs accrochages avec le DTN
Il ajoute par la suite qu’il y a eu un changement de cap dans les propos de Nunkishor Fakun. « Ou commence par affirmer, apres le stage rater de lekip, c’était le Ministère kine impose le DTN à la Fédération ! Nous pou plutôt fer mention de ou ban « arm twisting  strategies » contre le DTN ! A plusieurs occasion, nous assister à ban accrochage entre ou et le DTN dans le gymnase. Le DTN ti confier a nous ki li ti vraiment agacer par ou manière de fer et ou ingérence dans  so travay par exemple ; ou ti p fer forcing ki li opter un certain person pou vine so adjoint. A chaque fois  ki ou ti ena pou fer ban réunions de travay avec le DTN ou ban athlète ou ti p prend le soins ki ou met ou ban réunions la pendants les heurs d’entrainement !  Nous simplement supposer ke c’était un malheureux coïncidence ! Nous bizin estime nous heureux ki  nous kapav gagne un DTN de so calibre a Maurice mais kuman nous tous conner ki a Maurice ena un  culture kot nous croire plus conner ki nous camarade. C’est vraiment dommage ki Trendafil fine être  poussez vers la porte de sortie dans ban conditions ki nous athlète nous conner !», précisent les auteurs de la lettre.
Comme il fallait s’y attendre, les Jeux des Iles d’août dernier figurent en bonne place dans la missive de ces athlètes. Surtout en ce qui concerne la sélection avant les Jeux et le comportement du président de la FMN aux Seychelles. «La sélection ki ti fer pour les JIOI aussi ti suscite pas mal de controverse, kot li parait ki encore un fois  ban proposition de l’entraineur pas ti pris en considération. Même quand li ti sembler ki un mauvaise  décision ti prend lor sélection un certain athlète, et kot un décision plus fair ti kapav être pris en envoyant sa deux athlètes la en compétition ou opter pour la dictature. Mais seki nous plus déplorer  dans sa zafair la c’est manière ki ti traite sa athlète ki ti évincer de la sélection la», expliquent ces athlètes.
Ces derniers poursuivent en affirmant que «L’athlète en question ti fer énormément de sacrifice a plusieurs nivo, juska même abandonne so l’étude temporairement, car li ti p caresse rêve participe dans les JIOI un jour. Nous penser li important fer mention ki manière ki un  Fédération gérée li pas pareil kuman un la poste ou un firme privée, car ban athlètes c’est pas ban employer de la Fédération et bizin ki traite nous comme ban athlètes et avec un certain respect et crédibilité. Nous ban humains, et kelke part la Fédération exister grâce a ban athlètes, alors quand pé évincé un athlète d’un compétition, dans sa cas la les JIOI ki nou bien conner ki sa représenter, nous estimer ki bizin adopter un certain protocole et approche pou annonce a l’athlète so non sélection.»
«Add insult to injury»
Les auteurs de la lettre vont plus loin encore en affirmant que les accusations de dopage à leur encontre, et surtout la demande de Nankishor Fakun pour que tous les athlètes soient contrôlés avant les JIOI  ont eu pour effet to «add insult to injury»: «Finalement après tous ceki nous besoin subir en terme d’accusation de dopage kot sa ti même fer objet d’une question parlementaire, nous trouve ou démarche écrire au ministère pou demande ki ban haltérophilie subir un contrôle anti-dopage à quelques semaines avant le départ pour les Jeux comme « adding insult to injury ». Nous ti a bien envie conner si c’est un décision des membres exécutifs de la Fédération ou un décision ki ou prend lors en tant que président», rappellent-ils.
Les rédacteurs de la lettre  mentionnent aussi le  comportement du président de la FMH durant le séjour Seychellois. «Le moins ki nous kapav dire de sa accompagnement la c’est ki ou ti pass inaperçu et oune bien profite de sa voyage sous les tropic la ! Apart ban kelke visite éclair a lekip d’haltérophilie ki oune effectuer aux Village des jeux dans un ou deux occasions, ou ti bien fer ou remarker par contre par ou présence dérisoire durant les différentes journée de compétitions! Apart fer ban critiques, assis comfortablement lors ou fauteuil dans la salle climatiser du salle de conférence, ou pane fer narien. Li parait, d’apres ban media, ki ou ti plus actif dans le luxe de L’hotel Berjaya a la création d’une Fédération des Fédérations !  Mons Fakun, avant al met lord dans lakaze dimoune get un coup dans ou propre lakaze avant tous kouma les choses enbas laho!», lui reprochent les haltérophiles.
Pour conclure, ces derniers réclament la démission de Nunkisor Fakun afin de donner   à quelqu’un d’autre la chance de mener à bien les destinées de cette discipline. Contacté hier matin, le président de la FMH ne veut pas faire de déclaration à ce propos, mais Nunkishor Fakun a expliqué à Week-End que «ce courrier sera présenté devant l’exécutif de la fédération ce mardi pour toute décision.»
Une nouvelle affaire à suivre…