Le ministère de la Jeunesse et des Sports confirme son intention de mettre en place un Caretaker Committee après la démission collective de quatre membres du comité directeur de la Fédération mauricienne d’Haltérophilie. Une série de démissions qui a provoqué l’éclatement du comité directeur de la FMH avec pour conséquence que Nunkishor Fakun n’a plus de majorité (less than seven selon le Sports Act) et ne peut diriger la fédération. Après deux rendez-vous ratés en décembre 2011, c’est vendredi finalement à sa demande que l’ex-président de ladite fédération a rencontré le ministre de la Jeunesse et des Sports. Surprise de taille, Nunkishor Fakun s’est présenté dans le bureau de Devanand Ritoo en compagnie de Serge Calotte et du masseur et ex-haltérophile Steeve Juhel. Jessica Dalloo-Bade et Noé Joseph, deux membres non démissionnaires de la FMH, ont été sciemment écartés de cette rencontre.
Une rencontre d’un peu plus d’une heure entre Devanand Ritoo en compagnie de ses officiers avec Nunkishor Fakun et ses deux amis qui finalement n’a rien livré de concret. Puisqu’au lieu de venir trouver une solution, voire participer à cette solution pour remettre cette fédération sur les rails, l’ex-président de la FMH a presque demandé au ministre de ne pas respecter le Sports Act. Selon nos informations, il s’avère que Nunkishor Fakun, après avoir déversé son venin sur Poorun Bhollah et Richard Doolaul, respectivement ex-secrétaire et trésorier de la fédération, a demandé au ministre de lui accorder un délai (jusqu’à février selon certaines informations) pour venir avec une nouvelle équipe «beaucoup plus forte».
Deux MoA
Comment? S’est-on posé comme question à Week-End. Impossible de savoir de façon limpide avec l’ex-président de la FMH, qui a décidé de jouer la carte du mutisme face à Week-End. «No comment» nous a-t-il lancé au téléphone hier matin. Alors que quand nous lui avions demandé comment s’est passé sa rencontre avec le ministre Ritoo, l’ex-président de la FMN devait indiquer sèchement «que c’était une réunion privée entre lui et le ministre? Et si c’était une réunion officielle, il devrait y avoir un communiqué co-signé par moi et le ministre.»
Voilà quelqu’un qui avait, depuis les Jeux des Iles des Seychelles, toujours quelque chose à dire, y compris  des affaires qui ne le concernaient pas directement, a subitement perdu la parole. Mais selon nos informations, la demande de délai que réclame Nukoshir Fakun n’a pas été agréée. Au contraire, le ministre lui a demandé de déposer une copie de ses règlements d’ici jeudi avant toute décision. Mais le hic dans l’histoire c’est que la FMH se retrouve, comme la natation, avec deux Memorundum of Association. Un datant de 1985 et l’autre de 1997.
«Comme dans la natation, il n’y a pas de 36 solutions. M. Fakun nous a promis effectivement une copie de son Memorundum of Associations d’ici mardi; nous attendons. Mais déjà, les dispositions ont été prises pour nommer un caretaker committee. Le MJS a déjà commencé les consultations avec le Comité Olympique Mauricien et la fédération internationale. On m’avait accusé d’avoir agi trop vite avec la natation, là, nous prenons le temps nécessaire, mais je tiens avant tout à rassurer les haltérophiles qu’ils peuvent continuer à s’entraîner à Vacoas sans problème», a soutenu le ministre Ritoo à Week-End et  qui n’a pas voulu cependant se prononcer sur cette réunion.
Vice de procédures
Reste qu’une information essentielle est sortie de cette rencontre. En effet, selon Nunkishor Fakun, il y a vice de procédure dans la façon dont les quatre ex-membres de la FMH ont soumis leur démission. Le libellé de la fédération n’aurait pas été fait convenablement et de ce fait ces démissions ne tiennent pas la route. D’où ,selon lui  le comité directeur de la FMH tient toujours la route et qu’il peut convoquer une assemblée générale pour le mois de février.
Par ailleurs, une note de fraîcheur dans cette univers convulsif. Le président de la FIH, Tamas Ajan , a donné son soutien aux haltérophiles auteurs de la lettre missive contre l’ex-président Fakun. Le Hongrois a promis non seulement son soutien, mais aussi sa volonté de trouver une solution à cette situation en prenant l’affaire avec le Comité Olympique Mauricien.