Avoir un moral de fer capable soulever des montagnes. C’est dans cet état d’esprit que les haltérophiles de l’équipe de Maurice ont repris tard dans la soirée d’hier les chemins de l’entraînement dans le gymnase de Victoria. Soit quelques heures seulement après s’être installés au Village des Jeux. Et hier matin, Serge Calotte, qui a pris relais à Marc Coret comme entraîneur national, a ramené tout le monde sur le quai afin de faire les derniers affûtages avant le début des compétitions, qui commencent le lundi 8 août.
Ainsi, les Sahlinee Valaydon, Ravi Bhollah, Jimmy Mounien, Christine Duval, Jonathan Coret ou encore la jeune Emmanuelle Maigre n’a pas chômé dans le gymnase de Victoria, qui est en général le centre d’entraînement des leveurs de fonte des Seychelles. Tantôt sous la direction de Serge Calotte, tantôt sous celle de Gino Sooprarayen, les Mauriciens ont transpiré non seulement sous les barres mais aussi dans l’humidité qui sévit dans le gymnase, qui est en fait une veille bâtisse coloniale transformée en salle d’entraînement.
Mais le message de l’entraîneur Serge Calotte est quand même rassurant en dépit du fait que les conditions sont difficiles. « On n’a pas vraiment le temps d’entrer dans ces considérations. Moi, j’ai tendance à dire que tout se passe bien, afin que nous réussissions notre mission. Hier (jeudi) par exemple, notre séance d’entraîneur était prévue à 10h, alors que notre équipe n’est arrivée au Village que vers 13h. Mais j’ai insisté pour que nous ayons quand même un créneau d’entraînement. Chose qui a été faite et aujourd’hui (hier), nous sommes de retour dans le gymnase. Ici, il faut avoir un moral de fer. Un moral à toute épreuve, car tout peut arriver », constate Serge Calotte.
En effet, aux Seychelles, tout arriver puisque les Dallons n’ont pas mis les petits plats dans les grands pour ces Jeux. Certes, la façade veut faire croire que ce sont les Jeux de l’amitié, mais en haltérophilie, c’est une autre question, mais avant tout c’est une question nationale. La barbe de deux jours de Jeannet Télermont, dont on annonce trois médailles d’or garanties pour les Seychelles, que nous avons croisé lors du rassemblement du Club Sesel, veut tout dire.
Emmanuella Lent, qui en est à ses troisièmes JIOI, en sait quelque chose. « Chez eux, les Seychellois vont certainement être très forts, mais nous aussi nous avons les moyens de répondre. Nous comptons aussi beaucoup sur l’esprit d’équipe qui règne au sein du groupe et depuis notre départ de Maurice pour les Seychelles, on n’arrête pas de se serrer les coudes », dit-elle.
Jimmy Mounien y voit lui une performance beaucoup plus intéressante par rapport aux JIOI de 2007. « Sans aucun doute, notre performance sera bien meilleure que lors des Jeux de Madagascar. Nous avons pu nous faire une idée de nos adversaires et je crois que nous avons les moyens de faire face à l’opposition qui sera de toute évidence costaude », avoue le Mauricien.
Quant à Ravi Bhollah, qui vise aussi dans sa catégorie trois médailles d’or, il montre déjà une impatience pour commencer la compétition. « Je suis prêt. J’ai hâte que le coup d’envoi soit donné », avoue-t-il.