Finalement Nunkisor Fakun a eu à courber l’échine sur tous les points pour éviter que la Fédération mauricienne d’Haltérophilie ne termine sa course dans l’illégalité comme celle de la natation. Vendredi lors d’une table ronde organisée par le Comité Olympique Mauricien à la demande de la Fédération Internationale d’Haltérophilie (FIH), celui qui avait initié une conférence de presse inquisitrice (25 novembre 2011) contre le ministre de la Jeunesse et des Sports n’a pu dire qu’une chose:  oui à toutes les demandes des démissionnaires de la FMH. S’il est vrai de dire que Poorun Bhollah (secrétaire), Iswar Boolkha (vice-président), Mohit Ramnuth (assistant secrétaire) et Richard Doolaul (trésorier) ont décidé de réintégrer leur place au sein de l’exécutif, permettant ainsi à celui-ci  de retrouver un semblant de quorum. Par contre, cette réintégration est acceptée à la seule condition que des assemblées régionales soient organisées dans cinq régions et que d’ici mars une assemblée générale nationale soit organisée en vertu du Sports Act pour mettre en place un nouveau comité directeur pour cette fédération.
Cette condition est également assortie d’une autre condition à savoir que seuls les clubs ayant obtenu leur affiliation en 2009 auront le droit de participer aux assemblées de la FMH. Du coup Nunkishor Fakun a vu son plan machiavélique qui consistait à faire participer le powerlifting à travers les clubs de body-building vers sa reconquête du pouvoir fondre comme neige au soleil. «En 2007, lors de l’Assemblée Générale de la fédération internationale, il fut décidé que la FIH n’allait accepter qu’aucune discipline ne soit associée à une fédération nationale d’hétérophilie même si cette discipline est olympique. Il a été demandé à toutes les fédérations membres de ne plus s’associer avec le powerlifting. Donc il n’est pas question que nous allons contre cette décision», nous a expliqué Poorun Bhollah.
Ce dernier a expliqué à Week-End que d’ici lundi (demain) une lettre sera envoyée tant au ministère de la Jeunesse et des Sports qu’à la FIH pour dire  l’évolution de la situation. Surtout que les quatre démissionnaires reprennent leur place au sein du comité directeur de la FMH «afin de permettre à cette fédération d’organiser une assemblée générale dans cinq régions», précise notre interlocuteur. Ce dernier estime que cette assemblée nationale devait se faire d’ici la fin de mars «tout en respectant les délais prescrits dans la loi. Il faut qu’on fasse vite car les athlètes ont besoin de reprendre les choses en main et aussi assurer une présence sur la scène internationale en vue des JO de Londres», avance le secrétaire de la FMH.
Nunkishor Fakun qui a retrouvé son poste de président après les décisions prises vendredi a eu à «back pedal» sur son assemblée générale spéciale qu’il avait convoquée pour hier au collège Renaissance, comme il a eu à renoncer à ses intentions de poursuivre les 7 athlètes qui avaient signé une missive contre lui et qui ont provoqué cette situation.
Le secrétaire général du COM qui a participé à cette réunion de vendredi après-midi au siège au comité olympique se dit satisfait que cette solution a été trouvée. Pour Vivian Gungaram, il s’agit maintenant d’attendre «que chacun respecte ses engagements par rapport aux discussions et par la suite, le COM fera un rapport à la fédération internationale.» Le ministre de la Jeunesse et des Sports qui a été informé des décisions par le biais de son PS, Virendra Kumarsing Daby, un des quatre représentants du MJS à cette réunion, a indiqué à Week-End que son seul souci était le respect des lois de Maurice. «Maintenant, à ceux qui sont à l’origine de ce problème d’en tirer les leçons qui s’imposent», a indiqué à Week-End, Devanand Ritoo.