L’haltérophile mauricienne, Shalinee Valaydon, était en quête d’une qualification en vue des Jeux du Commonwealth, qui se tiendront l’année prochaine à Gold Coast, en Australie. Elle était déterminée à réussir dans sa catégorie de prédilection, soit les plus de 90 kg mais malheureusement, le sort s’est acharné sur elle. Partie en France, pour s’aligner au tournoi international Denis Randon à Clermont-l’Hérault, elle se devait sortir une performance de 216 kg au total olympique. Cependant, elle s’est contentée d’une charge de 92 kg à l’arraché et 116 kg à l’épaulé-jeté pour un total olympique de 208 kg. 8 kg de moins pour la Mauricienne afin qu’elle puisse décrocher son billet pour le pays des Kangourous. Loin de sa meilleure performance, elle a dû, en outre, se débrouiller avec une entorse au genou. « J’ai fait de mon mieux. C’est vrai que cette blessure m’a gêné mais j’ai donné mon maximum », a-t-elle fait ressortir.
La qualification en haltérophilie et plus particulièrement dans cette catégorie se joue au moyen du classement mondial avec un poids  de minima. Dans le cas de Shalinee Valaydon, elle devait impérativement réussir  les 216 kg pour devancer deux autres prétendantes, une Indienne et une Samoane qui sont classées 7e et 8e mondiales et valant chacune 215 kg. Car seules, les huit premières de la catégorie sont qualifiées. Celles-çi ont d’ailleurs déjà validé leur billet au plus tard le mardi 31 octobre dernier, date du dernier délai. Maintenant, il reste à l’International Weightlifting Federation (IWF) de considérer toutes les performances réalisées par les athlètes du pays du Commonwealth pour sélectionner les 15 premiers du classement mondial dans certaines catégories et les huit premiers dans d’autres.
À titre d’information, la liste des qualifiés sera officialisée au plus tard fin novembre, et au fur et à mesure que les pays soumettront leurs listes définitives. Pour le moment, les pays sont invités à finaliser leurs entrées dans les divers catégories. En ce qu’il s’agit des six potentiels qualifiés mauriciens, la plupart d’entre eux ont des chances d’être conservé dans les 15 premiers mondiaux dans leur catégorie d’ici à la fin de novembre, selon le dernier classement. Roilya Ranaivosoa, championne d’Afrique en titre, pointe à la troisième place en moins de 53 kg, Ketty Lent 7e en moins de 58 kg, Emmanuella Labonne 8e-9e en -69 kg, Alison Sunee 11e-12e en -75 kg et Dorian Madanamoothoo 8e en -56 kg. Autant dire que ces haltérophiles sont quasiment qualifiés. Dinesh Pandoo (-69 kg), 16e mondial, pourrait lui aussi rejoindre le groupe au moyen des places qui pourraient être libérées d’ici les entrées finalisées.