Installé président de la Fédération mauricienne d’haltérophilie le 20 juillet, Poorun Bhollah fait déjà face à un affidavit juré en cour le 30 juillet 2012 par Dany Chellen. Ce dernier affirme qu’il n’a participé à aucun vote, ni à aucun débat lié à l’assemblée générale élective et qu’il est resté contre son gré dans la salle de réunion, pressé par Jimmy Moonien.
Dans le document, Dany Chellen affirme, entre autres, qu’il n’a pas signé sa présence à cette assemblée et qu’il a refusé d’assumer le rôle d’assistant-secrétaire ou d’assistant-trésorier à la demande de Richard Doolaub, ni a-t-il accepté de collaborer avec le nouveau comité vu qu’il ne reconnaît pas l’existence de celui-ci. Dany Chellen dit aussi avoir été sans cesse « harcelé » à son domicile par certains membres qui voulaient le faire signer sa lettre de démission du comité exécutif dont il n’a jamais toutefois fait partie.
Le nouvel exécutif de la fédération se compose de six autres membres : Poorun Bhollah, Iswar Boolkha (vice-président), Magarajen (Jimmy) Moonien (secrétaire), Emmanuel Monique (assistant-trésorier), Richard Doolaub (trésorier) et Mohit Ramnauth (assistant-trésorier).
Mais l’installation de ce nouveau comité avait été presque aussitôt contestée par Nundkishor Fakun vers la fin de juillet. Il dénonçait que Poorun Bhollah s’était autoproclamé président, ayant agi dans l’illégalité. Par conséquent, « je suis toujours le président de cette fédération », avait-il alors clamé.
« Poorun Bhollah a proclamé partout, y compris au MJS, au Registrar of Associations et au Comité olympique mauricien, que son comité était composé de sept membres. Or, ce n’est pas vrai. Car son comité ne se comporte que de six membres et n’est donc pas en conformité à la Sports Act. Ce comité n’a pas le droit d’exister. Le procès verbal de l’assemblée a été falsifié », insiste Nundkishor Fakun. Il dit se réserver le droit d’avoir recours à toute action légale, estimant être « toujours président de la FMH jusqu’à preuve du contraire. »
La crise perdure donc au sein de cette fédération qui, pourtant, avait annoncé la fin des conflits entre les deux clans opposés à la suite d’un accord de réconciliation conclu fin février dernier en présence du président du Comité olympique mauricien, Philippe Hao Thyn Voon. La fronde qui est menée contre Nundkishor Fakun est dirigée par Poorun Bhollah. Par contre, Serge Calotte, Noé Joseph et Jessica Bade s’alignent du côté de Nundkishor Fakun.
« Des engagements avaient été définis en six points lors de la réconciliation. Mais trois des points n’ont pas été respectés par la partie de Poorun Bhollah. Il devait d’abord amender l’appellation de la fédération en enlevant la mention powerlifting, cela suite à la requête que la fédération internationale avait faite en ce sens. Ensuite, il devait changer les statuts de la fédération pour être en conformité avec la Sports Act. Enfin, il devrait tenir les élections régionales et nationales. Or, les élections qui ont eu lieu le 20 juillet ont été tenues sous l’ancien nom de la fédération », déplore Nundkishor Fakun.
Et d’ajouter que « Jimmy Moonien et Emmanuel Monique n’ont jamais été admis au sein du comité car depuis février je n’ai jamais présidé de réunion en présence de ces deux personnes. Pourtant, ils se sont présentés à l’assemblée le 20 juillet pour y être élus au sein de l’exécutif. »
Nundkishor Fakun estime en définitif que « Poorun Bhollah a induit le RoA en erreur en disant que cette assemblée s’est tenue dans de bonnes dispositions tout en lui soumettant les amendements qui auraient été votés. C’est vraiment malhonnête. De plus, il n’y a pas eu d’élection ni d’assemblée régionale. Le 20 juillet, j’avais aussi informé M. Bhollah et sa bande que leur démarche était illégale tout en leur proposant le renvoi de ces élections. Mais M. Bhollah n’était pas d’accord. J’ai alors quitté la salle sans déclarer la réunion ouverte. Serge Calotte et, peu après, Steve Juhel m’ont suivi. »