Quatre haltérophiles seront retenus pour concourir aux prochains Jeux du Commonwealth à Glasgow (23 juillet-3 août). C’est ce qui ressort d’une réunion tenue mercredi par les membres de la Fédération mauricienne d’haltérophilie (FMH). Anthony Madanamootoo et Ivan Pierrot ont aussi été désignés pour représenter le pays aux prochains championnats d’Afrique Jeunes et juniors qui auront lieu du 12 au 26 avril en Tunisie.
À ce stade, une présélection composée de six haltérophiles a été arrêtée. Ces derniers sont Shalinee Valaydon, Roilya Ranaivosoa, Emmanuella Lent (féminin) et Cédric et Jonathan Coret, Ivan Pierrot (masculin). Le choix final devrait être fait le 5 avril lors de la deuxième manche de la ligue nationale qui se disputera à l’épaulée-jeté et à l’arraché. Mais l’entraîneur national, Ravi Bhollah, n’écarte pas la possibilité que les choses évoluent d’ici à l’échéance dépendant de la progression des athlètes. « C’est encore un peu tôt pour arrêter une sélection. Mais on pourra commencer à travailler sérieusement avec les prétendants les plus probables », estime-t-il.
Toujours est-il que la sélection se déplacera à Glasgow en compagnie de l’entraîneur national et du vice-président de la FMH, Iswar Boolkah. S’agissant du rendez-vous tunisien, les deux jeunes seront accompagnés du coach national, Gino Souprayen, ainsi que de l’arbitre Mahit Ramnath, récemment promu en première catégorie. Ce dernier se rendra en Tunisie avec une mission précise : défendre le dossier de l’organisation de la prochaine édition de l’événement prévu en 2015 pour laquelle Maurice s’est portée candidate. Une requête en ce sens a déjà été déposée à l’instance internationale et africaine du propre aveu du président de la FMH, Poorun Bhollah, interrogé. « Une motion sera déposée lors d’une réunion qui est prévue dans l’invervalle de cette compétition et une décision devrait être prise. Ce n’est qu’alors que nous pourrons enclencher les manoeuvres avec les autorités concernées à Maurice. »
Poorun Bhollah revient sur son récent déplacement en France effectué en compagnie de Shalinee Valaydon, qui concourait au Tournoi International de Dijon. Il s’y était rendu « sur invitation » pour visiter les structures et prendre note des conditions d’entraînement prévalant à l’Institut National de Sports de l’Expertise et de la Performance (INSEP) dans l’éventualité que la sélection mauricienne se déplace en France l’année prochaine pour un camp d’entraînement en vue des Jeux des îles.
Il est resté à l’INSEP durant deux jours et a eu une rencontre avec le directeur technique national français du judo, Didier Leroux. « Pour le camp d’entraînement, il existe trois options, l’INSEP, un Creps régional 3 et le centre de Vettel. À l’INSEP cela nous coûtera 85 euros (?Rs 3 400) par jour par athlète. Et le gros avantage que nous n’aurons pas ailleurs est que les athlètes pourront évoluer avec l’équipe de France seniors qui sera sur place vers la même période, soit entre mars et mai 2015. Ils pourront également bénéficier du coaching des entraîneurs français. Au Creps, on nous propose un tarif moins élevé de 45-50 euros, mais sans possibilité de côtoyer les plus forts. Tout dépendra maintenant du budget disponible, car nous comptons nous déplacer avec dix athlètes. Mais il faudra confirmer notre arrivée en décembre 2014 au plus tard. »
La possibilité de bénéficier du soutien technique de la France en matière de formation au plan de l’arbitrage, des entraîneurs et la mise en place de structures régionales pour la détection et la promotion a également été abordée. Selon Poorun Bhollah, la fédération française dispose d’un fond de soutien destiné aux pays francophones d’Afrique. « Maurice pourrait devenir l’un des bénéficiaires. Nous pourrons, par exemple, accueillir pendant un mois un technicien français dans un but spécifique », souligne-t-il. Il compte rencontrer le secrétaire au cabinet au MJS, Dev Phokeer, pour mettre au point ce projet.
Enfin, le président de la FMH a aussi demandé l’adhésion de l’haltérophilie aux Jeux de la Francophonie. Une demande qualifiée de « sans précédent venant de la part d’un pays africain francophone que Didier Leroux aurait bien accueilli », selon ses dires.