Certaines grosses pointures du continent seront de la partie pour faire de cette compétition un évènement spectaculaire, voire grandiose. Des athlètes d’exceptions auront à coeur de faire se lever les foules et, dans ce cas de figure, un nom revient constamment : celui de l’Égyptien Mohamed Ihab. Engagé dans la catégorie des moins de 77 kg, le Pharaon est un sacré personnage très suivi dans le monde, notamment sur les réseaux sociaux. Âgé de 27 ans, il compte un CV impressionnant, comprenant une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Il s’était notamment distingué en 2014 chez les 69 kg aux Championnats du monde, en montant sur la deuxième marche du podium au total olympique avec une performance de 334 kg et à l’épaulé-jeté (182 kg). Il avait pris la médaille de bronze à l’arraché (152 kg). Le fantasque égyptien sera certainement l’un des chouchous du public et l’un des leveurs de fonte les plus en vue. Il est d’ailleurs l’un des meilleurs de sa génération.
La Nigériane Maryam Usman (+90 kg) sera également à suivre. L’athlète de 26 ans est quatre fois championne d’Afrique et médaillée d’or aux Jeux du Commonwealth. Elle s’était distinguée aux JO de Beijing en 2008 en décrochant le bronze. Elle est en outre médaillée de bronze des Championnats du monde de 2011 à Paris. La Tunisienne Nouha Landoulsi (-53 kg), 19 ans, médaillée de bronze aux Jeux olympiques de la Jeunesse, en 2014 à Nanjing (Chine), avait remporté l’or lors des derniers Championnats d’Afrique au Cameroun dans la catégorie des 53 kg. Elle aura à coeur de défendre sa couronne. À son tableau de chasse, l’on retiendra aussi sa médaille d’argent remportée à l’épaulé-jeté cette année à Tokyo (Japon), lors du Championnat du monde junior (16-23 juin). N’ayant pas réussi à soulever 109 kg lors de sa 3e tentative, l’athlète avait terminé ex æquo aux côtés de la Bélarusse Ludmila Pankova. Avec de telles pointures, force est de constater que nous sommes bien partis pour des championnats de folie.