Le National Youth & Junior Weightlifting Championships s’est tenu samedi dernier au Centre national, à Vacoas. Deux haltérophiles se sont distingués lors de cette journée, à savoir Dorian Madanamoothoo et Ketty Lent. Ces deux talentueux leveurs de fonte ont été impressionnants, pulvérisant chacun six records nationaux dans la catégorie Youth et Espoir.
Ils étaient 20 athlètes à avoir pris part aux différents concours tenus lors de la National Youth & Junior Weightlifting Championships samedi dernier. « Ce fut une journée très intéressante, avec des leveurs de fonte qui ont donné le maximum pour faire la différence. À ce petit jeu, ce sont Dorian Madanamoothoo et Ketty Lent qui ont été les plus forts, eux qui ont fait preuve de beaucoup de solidité et d’abnégation, puisant dans leurs réserves pour battre des records nationaux », a indiqué l’entraîneur national, Ravi Bhollah. Dorian Madanamoothoo (15 ans), frère cadet d’Anthony, est un jeune qui monte en puissance. S’entraînant quatre fois par semaine à Curepipe sous la férule de Serge Calotte, il avoue avoir pris beaucoup plus confiance en lui, ce qui se reflète dans ses performances.
« Je ne me suis pas posé de questions. Je me suis lancé et fur et à mesure de mon concours, je me sentais bien et j’ai poussé au maximum. Honnêtement, je ne m’attendais pas à battre six records nationaux. Je suis très content », a fait ressortir cet étudiant en Form IV au Mauritius College. Adolescent réservé, il puise sa force de son entourage. « C’est grâce à mes parents, mon frère Anthony, mon entraîneur Serge Calotte, et tous mes amis que j’arrive à progresser et à me transcender en compétition. Je tiens à remercier tous ceux qui ont cru en moi et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin », a-t-il confessé. Dorian Madanamoothoo a ainsi réalisé une performance de 80 kg à l’arraché, 97 kg à l’épaulé-jeté pour un total olympique de 177 kg dans la catégorie des -56 kg.
À noter que, dans la catégorie Youth, l’ancienne marque était de 72.5 kg. Lors de son premier essai, Dorian a réalisé 74 kg et l’a ensuite amélioré le record par deux fois (2e essai : 77 kg et 3e essai) 80 kg. À l’épaulé-jeté, l’ancienne marque étant de 92,5 kg ; il les a pulvérisés par deux fois, soit 93 kg à son premier essai et 97 à son deuxième. Malheureusement pour lui, il a échoué à sa tentative à 100 lors de son troisième essai. « Ce n’est que partie remise », a avoué Dorian Madanamoothoo, qui a également amélioré les performances au total olympiques.
« Ce sont trois records homologués dans la catégorie des moins de 15 ans et des moins de 17 ans, pour un total de 6. C’est la même chose pour Ketty Lent ». En effet, chez les Lent, l’haltérophilie est également une histoire de famille, puisque Ketty suit les traces de sa soeur aînée, Emmanuella (triple médaillée d’or des Jeux des Îles de l’Océan Indien 2015). La jeune haltérophile, engagée dans la catégorie des -58 kg, a réussi une performance de 59 kg à l’arraché, 76 kg à l’épaulé-jeté pour un total olympique de 135 kg. Elle était d’ailleurs la seule engagée dans sa catégorie, ce qui démontre sa force de caractère pour aller chercher ces records. Anthony Madanamoothoo a, pour sa part, pris la première place dans sa catégorie des -77 kg avec 106 kg à l’arraché, 127 kg à l’épaulé-jeté pour un total olympique de 233 kg.