Le Roumain Urdas Constantin (50 ans), assumera vraisemblablement le rôle de nouveau Directeur Technique National (DTN) d’Haltérophilie, lui qui est arrivé à Maurice mardi dernier. Actuellement en visite et attendant de rencontrer le ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawminaden, pour finaliser le programme de préparation en vue des prochains Jeux des îles de l’Océan Indien (JIOI), il supervise nos locaux au gymnase national à Vacoas.
Il revient à Maurice après plus de 20 ans (1992-1993) et il est clair qu’il aura du pain sur la planche pour redresser la barre  qui demeure toutefois positive. « Je dois avant tout avoir un entretien avec le ministre pour discuter de la marche à suivre car je vais élaborer un plan de travail à court terme en vue de JIOI. Et cinq mois, c’est très peu pour accomplir des miracles. Mais si tout se passe bien et que les méthodes d’entraînements sont respectées, je pense que les Mauriciens pourront ramener 15 à 20 médailles d’or », indique Urdas Constantin.
Ce dernier soutient que toutefois toutes les conditions doivent être réunies pour que les athlètes puissent réussir. « Je trouve que les athlètes font face au minimum. À l’étranger par exemple, les structures sont beaucoup plus avancées. Mais parfois il faut faire avec ce qu’on a. Il y a également l’aspect nutritionnel qui entre en ligne de mire. Un haltérophile est censé manger un kilo de viande par jour. Les leveurs de fonte ont besoin de beaucoup de protéines. Certe, on peut avoir des protéines dans des produits mais ce n’est pas la même chose. Les haltérophiles doivent bénéficier d’une alimentation saine. Il faudra également investir dans de nouveaux matériels, à la pointe de la technologie. C’est primordial pour progresser », explique notre interlocuteur.
Pour rappel, Urdas Constantin était à Maurice au début des années 1990 à l’époque ou Michael Glover était ministre des sports. « J’avais remporté 22 médailles d’or avec la sélection nationale et pourtant les conditions n’étaient pas exceptionnelles. Mais je constate que le niveau n’a pas trop changé depuis ces 20 dernières années », poursuit-il. Mais le DTN se veut toutefois positif, il trouve que les haltérophiles ont la hargne. « Je suis très content de la volonté et du courage des leveurs de fonte. Je trouve qu’ils en ont dans le ventre. Mais c’est dommage qu’ils n’aient pas plus de moyens mis à leurs disposition », fait-il ressortir.
Urdas Constantin ne compte pas se reposer . « Je compte organiser des camps d’entraînements pour les haltérophiles. C’est très important. Je vais aussi former des entraîneurs pour qu’ils puissent apprendre en me regardant et faire la même chose après. C’est un travail méthodique », a-t-il ajouté. Autant dire qu’Urbas Constantin a un cv qui parle pour lui, ayant roulé sa bosse un peu partout sur le Vieux Continent. Il a même créé un centre d’entraînement olympique pour les juniors dans son pays natal. « Mon objectif à long terme est de qualifier au moins un haltérophile mauricien pour les prochains Jeux Olympiques. Comme je l’ai dit plus tôt, rien n’est impossible si l’on se donne les moyens », a-t-il conclu.