Le coup de théâtre de cette fin de semaine sur le plan sportif est venu, encore une fois, de l’haltérophilie. La Fédération mauricienne d’Haltérophilie (FMH) a rejoint le club peu envieux des fédérations qui ont perdu ce précieux sésame qu’est la reconnaissance du ministère de la Jeunesse et des Sports. C’est la conséquence d’une lettre que le Registrar of Associations a envoyée au MJS pour indiquer que le Managing Committee de la FMH qui était en place « prior » à l’assemblée générale tenue le 20 juillet 2012 n’était pas en conformité avec le Sports Act. A savoir que les régions n’avaient pas de clubs comme il est stipulé dans le Sports Act.
Dans ces circonstances le MJS, par le biais du l’AS, G. Bhundhooa ( qui signe la lettre au nom du PS), a donc décidé «to suspend the recognition» de la FMH. De ce fait,  les deux dernier comités directeur de ladite fédération n’avait pas de « locus standai ». A la place le MJS a demandé tant à Nunkishore Fakun et Poorun Bhollah d’assister à une réunion en compagnie du Comité Olympique Mauricien (COM) afin de facilité la régularisation de cette situation.
Le moins qu’on puisse dire c’est que le Registrar of Association (RoA) a provoqué un double coup de tonnerre au sein de cette fédération, déjà en situation de décrépitude depuis la fin des JIOI 2011. Dans un courrier en date du 18 janvier, la RoA avait, en effet, statué que l’assemblée générale tenue le 20 juillet 2012 et qui avait placé Poorun Bhollah à la présidence de la FMH n’avait pas été faite en conformité avec le Sports Act. Ce qui avait poussé Nunkishore Fakun à crier victoire et à réclamer que justice soit faite par le biais d’une reconnaissance du MJS de sa présidence.
En attendant une décision, le MJS transmet le dossier au RoA le 31 janvier pour demander des précisions sur le statut légal du comité directeur de la FMH et qui était présidé par Nunkishore Fakun. Entre-temps une réunion avait été organisée entre les deux parties et on pensait qu’une solution interne allait être trouvée pour mettre l’haltérophilie mauricienne à flot. Mais la lettre du RoA a pris tout le monde à contre-pied et visiblement les choses ne tournent pas rond au sein de cette fédération depuis belle lurette. En fait à bien des égards la situation post-Fatima Rummun n’a pas changé.
Pas de comité légalement constitué, veut logiquement dire la mise en place d’un Caretaker Committee, comme le préconise le Sports Act . Pour l’heure le MJS prône la discussion « to facilitate the regularization of the situation». Interrogé Nunkishore Fakun reste un homme amer et bien hors de lui. «Si on m’avait fait confiance au départ il n’y aurait pas eu ce problème. Moi je n’ai jamais organisé d’Assemblée Générale et j’ai été appelé à prendre la présidence de la FMH lors d’une réunion exécutive après le départ d’Alain Constant», a d’abord cherché à préciser celui qui est considéré comme un président sans majorité au sein de l’haltérophilie mauricienne.
Acceptera-t-il d’aller à cette réunion du MJS. «Je n’ai jamais refusé le dialogue sauf qu’au MJS on a toujours refusé de parler avec moi. Je suis ouvert au dialogue et donc j’irais à cette réunion pour écouter et voir les décisions qui seront prises. Mais si jamais l’indépendance de ma fédération n’est pas respectée, je serais libre de prendre les décisions qui s’appliquent dans de telle circonstance», a-t-il soutenu à Week-End.
Reste qu’après la Fédération mauricienne de Natation, celle de l’haltérophilie est la deuxième discipline, de surcroît olympique, à perdre la reconnaissance du MJS…Un dossier à suivre certainement.