Ils l’avaient prédit et ils l’ont fait ! 21 médailles d’or, 6 d’argent et 12 de bronze sont tombées dans l’escarcelle mauricienne sur les 45 en jeu. Une sacrée performance pour une discipline qui était complètement passée à côté de son sujet lors des précédents Jeux aux Seychelles (Mahé), en ne glanant que quatre breloques dorées.
Le DTN Roumain Urdas Constantin est à l’origine de ce succès. Cela fait un moment que les leveurs de fonte n’avaient pas affiché un visage aussi conquérant. « Nous avons réussi une performance exceptionnelle. Nous avons été au-dessus du lot et c’est surtout grâce aux entraînements. Les haltérophiles ont fait preuve de beaucoup de discipline et ils méritent amplement ce sacre », explique le président de la Mauritius Amateur Weightlifting & Powerlifting Association (MAWPA), Poorun Bhollah.
Tout avait commencé le mardi 4 août avec l’entrée en lice de Roilya Ranaivosoa (-53 kg), qui n’a pas fait dans la demi-mesure pour remporter les trois premières médailles d’or de l’équipe mauricienne avec records des Jeux à la clé. Aucune autre haltérophile n’avait réalisé une telle performance dans cette catégorie. Et ce n’était que le début de la récolte. Jonathan Coret allait entre-temps prendre trois médailles d’argent en masculin chez les -53 kg, alors que Praful Prithipaul en récoltera trois autres, de bronze cette fois, chez les -62 kg.
Le lendemain, mercredi 6 août, Juliana Perrine (-58 kg) et Tracy Domaingue (-63 kg) devaient permettre à Maurice de remporter six autres médailles de bronze avant que les deux phénomènes Yannick (-69 kg) et Cédric Coret (-77 kg) ne fassent parler la poudre en offrant six précieuses médailles d’or à Maurice couplées des records des Jeux. En deux journées, la sélection nationale avait signé neuf distinctions.
Le jour suivant, Emmanuella Lent-Labonne confirmait cette suprématie en glanant les trois médailles tant convoitées dans la catégorie des -69 kg. À noter que l’haltérophile mauricienne, qui participait à ses 4es Jeux, n’avait jamais remporté l’or précédemment, étant toujours abonnée à la médaille d’argent. « C’est une énorme satisfaction. Une performance incroyable car j’attendais depuis longtemps cette médaille d’or. C’est une joie indescriptible », avoue-t-elle. C’était un signe, car rien ne pourrait arrêter la marche en avant de Maurice.
Anthony Madanamoothoo (-85 kg), de retour de suspension depuis quelque temps déjà, après avoir été contrôlé positif à un anabolisant (Stanozolol), a, à 17 ans, glané trois médailles de bronze. Ses parents et son petit frère était en larmes, tout comme l’athlète, qui ne pouvait contenir ses émotions. « C’est une revanche pour lui. Il fallait que ça sorte », fait ressortir Ravi Bhollah. Hansley Gaya a pour sa part remporté trois médailles d’argent chez les -94 kg.
Mais lors de la dernière journée allait produire la meilleure récolte. En effet, les trois derniers haltérophiles à entrer en action chez les lourds, Shalinee Valaydon (+75 kg), Yvan Pierrot (-105 kg) et Yovin Gyadin (+105 kg), ont sorti des performances de haute volée. La veille, le président de la MAWPA faisait d’ailleurs part qu’il ne faudrait rater cette dernière journée sous aucun prétexte.