La prestation jugée inacceptable des quatre haltérophiles mauriciens aux 20es Jeux du Commonwealth à Glasgow (21 juillet-3 août) continue à faire des vagues. Ces résultats ont fait l’objet d’un rapport défavorable déposé par l’ex-entraîneur national fédéral, Ravi Bhollah, qui avait démissionné au retour de l’équipe mauricienne au pays. Ce dernier déplore aussi la méconduite dont certains leveurs, estime-t-il, se sont rendus coupables durant leur participation.
Dans son rapport détaillé sur neuf pages, Ravi Bhollah fait un rappel des faits entourant les circonstances et conditions dans lesquelles la préparation, la présélection et la sélection mauricienne ont été effectuées avec l’apport et le soutien de l’État et de diverses parties jusqu’au moment où ils sont entrés en scène à Glasgow et la conclusion qu’il en a tirée. Il estime toujours de s’en être tenu aux faits, même si son rapport n’est pas apprécié par certains athlètes notamment blâmés pour indiscipline.
« Il y a bien eu des contre-performances à Glasgow et, ça, personne ne peut le nier. Je l’ai dénoncé en donnant des explications qui, forcément, ne sont pas au goût des athlètes concernés », fait-il valoir. Serait-ce la goutte d’eau qui l’aurait mis à dos avec ces anciens protégés. « Peut-être, mais à une exception près, tous les athlètes me parlent comme avant. Il est faux de dire qu’il y a conflit. J’ai dit la vérité et je n’avais rien à cacher. La plupart des athlètes seniors m’ont même demandé de leur donner un plan de travail pour qu’ils continuent à s’entraîner, même si je ne suis plus là. Mais je sais aussi que certains athlètes ont appris les détails de mon rapport. C’est normal qu’ils n’aient pas apprécié ».
Toujours est-il que le torchon brûlait entre le président de la Fédération mauricienne d’haltérophilie (FMH), Poorun Bhollah, et le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, quant à la possibilité que l’ex-entraîneur national soit réembauché au début du présent mois. Mais, comme nous l’a affirmé un haut officier du MJS, « cette éventualité n’a jamais été évoquée par le ministre à la récente rencontre qu’il a tenue à son bureau avec le président et vice-président de la fédération », même si l’ex-entraîneur national nous fit part tout récemment d’une version différente.
Pas plus tard que lundi au NPF Building à Rose-Hill, Poorun Bhollah et le ministre Ritoo se sont donné la réplique à la rencontre que le ministre y tenait en vue des 9es JIOI avec les dirigeants des disciplines concernées par cet événement. Il a été finalement convenu qu’un DTN serait prochainement embauché, même si l’État doit débourser plus pour l’acquérir. « Ce n’était pas l’option de la fédération, mais celle du MJS qui a mis la pression. Ce n’est pas à un an des Jeux des îles qu’on va faire des miracles… Si le MJS ne veut pas de moi, cela ne veut pas dire que je n’ai pas bien fait mon boulot. Mais je peux facilement deviner qui a pu faire croire qu’il y avait conflit entre les athlètes et moi vu que cette personne a toujours refusé de respecter les principales règles de disciplines valables pour tout le monde que nous avons établies à Glasgow », s’insurge Ravi Bhollah.
L’ancien entraîneur national, qui avait été en poste d’octobre 2013 à juillet 2014 sans être payé, affirme par ailleurs qu’il sera remboursée par le MJS de janvier à juillet 2014, mais par nombre de sessions, soit deux sessions d’une heure et demie chacune par jour. Or, selon le président de la FMH, l’entraîneur national était normalement engagé au gymnase de 15h30 jusqu’à 20h. Quant à ses trois premiers mois de service sans paye, Ravi Bhollah avoue ne pas se faire d’illusion…
Toujours est-il que le nom d’Angelus Besleaga, 38 ans, est le plus cité pour occuper le poste de DTN. Le Roumain a été recommandé par l’ancien DTN Constantin, Bulgare comme lui, qui était en poste à Maurice entre 1992 et 1993. Il semble que les pistes chinoises et russes n’auraient rien donné depuis deux semaines.