La qualification olympique n’est toujours pas gagnée pour Roilya Ranaivosoa en -48 kg. Mais si l’on tient compte des résultats obtenus dans cette catégorie aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, on pourrait comparativement dire que la Mauricienne avec un total olympique de 180 kg se classerait actuellement 6e au palmarès, et ce, sans tenir compte bien sûr de la progression indiscutable de la concurrence en quatre ans.
À Londres, le titre fut conquis par la Chinoise Mingjuan Wung avec une charge totale de 205 kg, l’argent par la Japonaise Hiromi Miyake avec 197 kg et le bronze par la Coréenne Chun Hwa Ryang avec 192 kg (voir tableau plus loin). Autant dire qu’il faudra effectivement à Roilya Ranaivosoa beacoup d’efforts pour combler cet écart important à deux mois de l’échéance (5-21 août). Le MJS, en tout cas, semble croire que c’est possible au vu des moyens déployés depuis 2014 déjà pour soutenir l’athlète dans sa préparation à l’étranger et lui donner tout au moins la chance d’atteindre le but.
Si une qualification mauricienne par équipes est à écarter — le quota de places continentales pour Rio ayant été d’ailleurs rempli avec le Nigeria, la Tunisie, le Cameroun et l’Algérie (d), et l’Algérie, la Tunisie, le Cameroun, la Maroc et le Ghana (h) à l’issue des récents Championnats d’Afrique du 6 au 14 mai à Yaoundé —, la qualification par voie de quota individuel reste ouverte sous certaines conditions. Rien n’est acquis d’avance.
Au total, 260 places sont allouées par la Fédération internationale d’haltérophilie dont 10 par le biais de la Commission tripartite (CT) du Comité international olympique (CIO) aux Comités nationaux olympiques (CNO), 245 par voie de qualification par le biais des compétitions internationales et mondiales repertoriées et 5 réservées au pays hôte.
Des 10 places accordées par la CT (invitations), 6 sont réservées aux hommes et 4 aux femmes. Ces places sont offertes en tenant compte d’une participation individuelle aux mondiaux 2014 et 2015 ainsi qu’aux Championnats continentaux 2015. Au cas où il aurait plus d’un athlète éligible à la qualification individuelle, le CNO peut désigner un(e) représentant(e).
Et c’est là précisément que le choix pourrait s’avérer compliqué, si on devait, par exemple, tenir compte du classement mondial. Car Roilya Ranaivosoa est actuellement 186e mondiale toutes catégories confondues à l’IWF, à l’inverse de Shalinee Valaydon, 66e mondiale et bénéficiaire a fortiori d’une bourse olympique intérimaire en vue de Rio 2016. Le COM devrait trancher.
Notons que les deux leveuses satisfont les conditions d’une participation aux mondiaux 2014, 2015 (Houston) et aux Championnats d’Afrique 2016, sauf qu’en 2014, Roilya Ranaivosoa concourrait en -58 kg aux mondiaux d’Almaty au Kazakhstan (4 au 16 novembre).