L’équipe de France d’Haltérophilie aura passé en tout et pour tout 16 jours à Maurice pour un stage intensif qui leur sert de rampe de lancement vers les prochains championnats d’Europe prévus pour avril prochain à Tel Aviv (Israël). Les haltérophiles mauriciens ont été, gâtés profitant de l’expertise de cette sélection. Ravi Bhollah, l’entraîneur national nous en parle.
« Bénéficier des connaissances d’une sélection comme celle de l’équipe de France est tout simplement exceptionnel, un privilège pour nous. Nous avons tellement appris.Nos leveurs de fonte en sont sortis grandis. C’était une superbe atmosphère au gymnase de Vacoas et nous avons pu profiter des différentes méthodes d’entraînements de l’équipe de l’Hexagone », souligne l’entraîneur national, Ravi Bhollah. Il soutient, « Il y a beaucoup de répétitions lors des entraînements et un énorme volume. Malheureusement pour nous, tous les haltérophiles mauriciens n’ont pu être présents en raison de leurs obligations professionnelles. L’avantage, c’est qu’ils sont en stage et, donc, ils n’ont que ça à faire. Par contre, pour les Mauriciens, c’est davantage une question de dynamique et d’ambiance pour s’entraîner », explique Ravi Bhollah.
Pour rappel, ce stage est le premier d’une série de quatre, le deuxième étant prévu pour fin  février en Espagne, puis les deux autres à Paris pour la bande à Yann Morisseau. Ce dernier assume ses fonctions depuis septembre 2013 seulement, après avoir beaucoup travaillé à la fédération française, puis en tant que préparateur physique dans différentes disciplines au centre national à Paris. L’objectif demeure les championnats d’Europe en Israël pour les Français qui espèrent aller chercher des médailles. S’imposant comme fer de lance de cette équipe française, Manon Lorentz fut médaillée de bronze à l’arraché en 48-53 kg l’an dernier au rendez-vous européen qui s’était tenu à Tirana en Albanie. Elle avait aussi été médaillée de bronze à l’arraché aux Jeux méditerranéens, toujours l’an dernier. Anaïs Michel, qui avait terminé 5e en 67 kg en Albanie, Florence Baillet et Chloé Mamone étaient également présentes à Maurice. Chez les hommes, outre Giovani Bardis, Redon Manushi et Kevin Bouly  ont aussi été de la fête.
À titre d’information, Shalinee Valaydon, qui était en stage à l’INSEP l’année dernière, a ainsi eu l’occasion de se retrouver une nouvelle fois en compagnie des athlètes français, elle qui incarne le fer de lance de cette discipline à Maurice. Lauréate du National Sports Award 2013, la Mauricienne a comme objectif de réaliser une très bonne année 2014 avec les échéances à venir. Les autres Mauriciens voudront également lui emboîter le pas.. Et c’est dans cette optique que les leveurs de fonte mauriciens se préparent en vue de la première compétition du calendrier qui se tiendra le 22 février à Vacoas, à savoir une épreuve de l’épaulé-jété.
« Le niveau est faible à Maurice en ce qu’il s’agit de l’épaulé-jeté. Nous devons y travailler. C’est pour cette raison qu’une compétition d’épaulé-jeté toute catégorie donnera le coup d’envoi de cette saison d’haltérophilie. Nous devons refaire notre retard sur les pays régionaux pour être en mesure de progresser. C’est une évidence. Nous sommes dans l’obligation de nous perfectionner et que travailler sur nos points faibles », fait ressortir notre interlocuteur qui est notamment revenu sur le cas de Yannick Coret. « Lors des derniers Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI), je me souviens que Yannick Coret avait décroché l’or à l’arraché mais avait été battu à l’épaulé-jeté. De ce fait, ses points engrangés furent très faibles au total olympique, ce qui l’a privé du graal. Je ne veux pas que ce genre de chose se reproduise et je vais tout faire pour que les athlètes s’améliorent. Je m’attends à ce que la compétition soit d’un bon niveau et qu’ils donnent tous le maximum pour sortir leur épingle du jeu. Le but étant d’être le plus compétitif possible », conclut Ravi Bhollah.
Quoi qu’il en soit, force est de constater que nos locaux ne manqueront pas de défi cette année.