Si Dorian Madanamoothoo (56 kg), Ketty Lent (58 kg) et Dinesh Pandoo (69 kg) n’ont pas été en mesure d’exister face aux forces en présence dans leurs catégories respectives, ils ont malgré tout amélioré leurs marques personnelles avec des records de Maurice à la clé. Un point positif a relevé dans ce type de frottement aux côtés des meilleurs.
C’est Dorian Madanamoothoo qui fut le premier à entrer en scène le 5 avril. Celui-là, on peut dire qu’il a l’haltérophilie dans le sang, petit frère d’Anthony Madanamoothoo, Junior Sportsman of The Year. Dorian Madanamoothoo a pris la 30e place de son concours sur 36 concurrents avec une performance de 77 kg à l’arraché et 105 kg à l’épaulé-jeté pour un total olympique de 182 kg. Il a signé deux records nationaux dans la catégorie Youth à l’épaulé-jeté et au total olympique. Son précédent record personnel à l’épaulé-jeté était de 100 kg, alors que sa meilleure marque à l’arraché se situe toujours à 81 kg.
L’entraîneur national, Ravi Bhollah, est satisfait de la performance de son protégé. « C’est toujours très gratifiant pour un coach de constater les progrès de ses poulains. Je m’attendais toutefois à mieux de Dorian à l’arraché, mais il a eu quelques soucis au niveau de la technique. Nous avions planifié de faire pas moins de 82 kg. Je trouve toutefois qu’il a fait preuve de beaucoup de maturité à l’épaulé-jeté en appliquant à la lettre les conseils que nous lui avons prodigués. Il s’est bien repris en réussissant un trois sur trois malgré le fait qu’il a été victime de crampes durant les échauffements. Il a d’ailleurs amélioré ses marques à deux reprises, soit 101 kg au deuxième essai et 105 kg au troisième. »
Jack Madanamoothoo, père de Dorian, qui suit toujours les performances de ses fils, est très content. « Il a gagné en expérience. Il ne peut que s’améliorer et je suis sûr et certain qu’il fera mieux à l’avenir. Il est jeune et il possède encore une belle marge de progression. »
En mémoire de Vivien Lent
Les deux autres haltérophiles ont effectué leur concours le 7 avril. Engagée dans le groupe B, Ketty Lent a pris la 28e place sur 35 engagées avec 63 kg à l’arraché, 86 kg à l’épaulé-jeté pour un total olympique de 149 kg. Deux records nationaux en Youth et Junior pour la soeur cadette d’Emanuella Labonne dans l’épreuve de l’épaulé-jeté. La victoire est revenue à la Turque Nuray Levent avec une performance de 84 kg (arraché), 107 kg (épaulé-jeté) et 191 kg (Total Olympique). « Je suis très fier de Ketty (Lent). Elle a été très brave et courageuse d’autant que son père (Vivien Lent) était déjà gravement malade et qu’il est décédé le matin ou Ketty est entrée en action. Elle a d’ailleurs réussi à battre deux records nationaux. Ma foi, nous étions tous très choqués d’apprendre la nouvelle du décès de son père. Suite à cette nouvelle, j’ai compris qu’il fallait revoir nos objectifs. Mais Ketty (Lent) a été impressionnante. Vivien Lent peut reposer en paix. La relève est assurée », a soutenu Ravi Bhollah.
Le troisième en lice, Dinesh Pandoo, engagée également dans le groupe B de sa catégorie, a terminé 33e au général sur 38 concurrents, dont 36 classés dans les deux épreuves et au total olympique. Il a sorti une performance de 100 kg à l’arraché et 125 kg à l’épaulé-jeté pour une charge totale de 225 kg. Ces performances constituent six records nationaux dont trois en youth et junior. Les précédentes marques étaient détenues respectivement par Valentino Félicité (85 kg-106 kg-191 kg) et Cédric Coret (91 kg-115kg-191 kg). « Dinesh a réussi cinq de ses six levées et a débuté son concours à 92 kg, 120 kg, soit au-dessus des marques nationales. Il aurait bien pu ajouter encore 5 kg à sa charge totale, mais il a raté une tentative pour faute technique à son deuxième essai », a ajouté l’entraîneur national.
Dinesh Pandoo était d’ailleurs à sa première participation au niveau international. « C’est un honneur de défendre les couleurs de sa patrie au plus haut niveau. Je me suis donné à fond car je voulais réaliser une belle performance. Je tiens à dire un grand merci à la Mauritius Amateur Weightfiters’ & Powerlifters Association (MAWPA), le Trust Fund For Excellence In Sports (TFES), mon entraîneur Ravi Bhollah, mon sponsor combat.co et tous les membres de ma famille, mes amis et tous ceux qui ont cru en moi. Cela a été très apprécié », a posté l’haltérophile sur sa page Facebook.