Le président de la Confédération africaine d’athlétisme (CAA), Hamad Kalkaba Malboum, a exprimé, lors d’une conférence de presse hier au stade Germain-Comarmond (Bambous), sa satisfaction en ce qui concerne le succès qu’a connu cette 11e édition des championnats d’Afrique d’athlétisme juniors. Il a par la suite émis des réserves quant à l’exode des talents africains vers d’autres pays et aussi des éventuels changements de nationalités.
Hamad Kalkaba Malboum a fait ressortir que a su organisé dignement cet événement des jeunes. Il a rappelé que l’Association mauricienne d’athlétisme (AMA), à travers le Comité organisateur des championnats d’Afrique juniors (Cocaj), n’a eu que deux mois pour tout préparer. « Ce n’est pas facile de faire une telle prestation, mais Maurice l’a fait. Je remercie l’AMA, le comité organisateur de ces championnats et bien évidemment les autorités du pays. »
L’homme fort de l’athlétisme du continent s’est dit heureux et encouragé de voir 29 pays ayant participé à ces championnats. Il a indiqué que quinze pays ont obtenu à la rigueur une médaille. 214 athlètes (82 féminins et 132 masculins) ont été en action au cours de cette compétition. « Je suis tout à fait heureux de cette forte participation. Malgré la distance séparant Maurice du continent, ils étaient nombreux à faire le déplacement. Je dois aussi dire merci à ces fédérations. Je constate qu’il y a eu une bonne répartition des médailles et que certains pays ont émergé. La jeunesse africaine s’est exprimée comme il se doit lors de ces championnats qui se sont bien déroulés. »
Le colonel Hamad Kalkaba Malboum a également parlé du protocole d’accord signé entre l’Union africaine (UA) et la CAA, dont l’objectif principal est d’harmoniser les actions des deux instances dans le souci d’éviter l’exode des talents africains vers d’autres pays, voire de changer de nationalités.
« Nous ne pouvons pas rester insensibles devant une telle situation qui va provoquer un affaiblissement de l’athlétisme africain. Les plus grands sponsors en Afrique ce sont les États, ils ont les ressources nécessaires pour construire les infrastructures et adopter les législations pour le bien-être des sportifs du pays. L’athlétisme est un grand sport. L’équipe d’Afrique à la Coupe du monde reflète l’unité de notre continent. Que la jeunesse africaine s’exprime et reste unie. L’Union africaine ne peut ignorer que c’est dans l’unité que la jeunesse peut s’exprimer et développer », a souligné le président de la CAA.
Présent lors de cette conférence de presse, Shepande Machacha, seniors sports officer au sein de l’UA, a dit regretter que des athlètes africains ayant changé de nationalité se mesurent à d’autres athlètes du continent ou des fois à leurs anciens compatriotes lors de grands événements. « Nous voulons favoriser les conditions pour permettre aux athlètes africains d’éviter tout exode », a avancé le cadre de l’UA.
Hamad Kallaba Malboum a fait ressortir que la CAA a déjà attribué les quatre prochaines éditions des championnats d’Afrique seniors : Maroc (2014), Afrique du Sud (2016), Nigeria (2018) et Algérie (2020). « Ces attributions permettront aux pays organisateurs de se préparer au préalable. La CAA veut aussi faire tourner les compétitions dans différentes zones du continent possédant une culture de l’athlétisme. »
Prenant la parole, Vivian Dinan, président du Cocaj, a fait ressortir que malgré le court délai pour organiser ces championnats, le défi a été relevé. Il a remercié tous les volontaires et aussi chaque membre du Cocaj pour leur dévouement et aussi leur implication pour faire de ces championnats une réussite. « Je remercie tout ce beau monde de même que l’AMA. Merci à la CAA et l’IAAF pour leur soutien apporté à ces championnats. »
Jeewajee Isram, représentant de l’IAAF, a annoncé pour sa part que l’instance de Monaco travaille sur un plan stratégique de développement pour les six associations continentales afin de leur garantir et permettre une meilleure autonomie sur le plan financier.