Le ton est monté de quelques crans au cours de l’assemblée générale annuelle de l’Association mauricienne de handball (AMH), samedi dernier au gymnase de Phoenix. Une altercation verbale a ainsi opposé Daniel Gérard, président de cet organisme, à Gérard Jules, entraîneur du BBRH Plaisance HBC. Si le premier nommé a retiré ses propos, il n’en demeure pas moins que Gérard Jules a consigné une déposition au poste de police de Stanley et a également alerté l’Equal Opportunities Commission.
L’origine de cette altercation verbale demeure l’insistance de Gérard Jules pour connaître les raisons pour lesquelles il n’a pas été confirmé au poste d’entraîneur national en vue des prochains Jeux des îles. Daniel Gérard n’a alors pu se retenir en le qualifiant « d’entraîneur obsolète », tout en utilisant dans la foulée un mot déplacé. Choqué, l’entraîneur de l’équipe de Plaisance lui a alors demandé de retirer ses propos, et le président de l’AMH a obtempéré.
Reste que Gérard Jules n’arrive toujours pas à digérer une telle attitude à son égard. « Après tant d’années de dévotion au handball, je ne m’attendais pas à entendre de tels propos à mon encontre. Je suis à coup sûr très déçu et je me suis senti abaissé ». Il se demande également si un comité technique s’est réuni pour ratifier le choix des entraîneurs nationaux.
De son côté, Daniel Gérard fait ressortir que sa réaction découle du fait qu’il a été poussé à bout par Gérard Jules. « Avec lui, ce sont toujours les mêmes récriminations. Je n’ai rien contre lui, mais je maintiens qu’il ne possède pas les compétences voulues pour diriger une sélection nationale ». Il soutient également que le choix des entraîneurs nationaux a été entériné par un comité technique. Pour rappel, dès la nomination des entraîneurs nationaux vers la fin de l’année dernière, Gérard Jules était monté au créneau en déclarant que « certains ont été sortis du placard pour obtenir leur nomination ».
L’autre fait marquant de cette AG demeure le fait que la dérogation avancée afin que six joueuses du Curepipe Starlight puissent évoluer au Cercle de Joachim n’a pas été approuvée. De ce fait, une autre équipe, comprenant ces joueuses (Sherone Raboude, Charonne Caramsing, Cindy Ji, Jacqueline Rasoariveho, Marlyse Desmarais et Sandrine d’Autruche) pourrait voir le jour. Pour rappel, ces joueuses, en conflit avec certains dirigeants du CSSC, avaient demandé à se joindre à l’équipe de Joachim.
Si lors de la présentation de son rapport, Daniel Gérard avait exprimé ses réserves quant à la somme allouée par le ministère de la Jeunesse et des Sports dans le cadre du budget de fonctionnement, il est à souligner que le bilan financier de l’année dernière n’a pu être présenté. Quant au bilan financier 2012, il n’a également pas encore été approuvé. Dans un autre ordre d’idées, le président de l’AMH mettra le cap sur Madagascar jeudi en compagnie de Jimmy Anthony, trésorier de l’Association de handball de l’océan Indien (AHBOI), afin d’assister à une réunion de cet organisme. Au cours de cette réunion, les dates de la tenue de la prochaine édition de la Coupe des clubs de l’océan Indien prévue dans la Grande île seront finalisées.